There Will Be Brawl

Publié le 31 Août 2009

Le jeu-vidéo a entraîné beaucoup de produits dérivés. Magasines, jeux, films, dessins-animés, figurines, bandes-dessinées… La liste est longue et presque tous les formats ont été couverts. Mais il y a un format que je n’avais jamais vu: la série américaine. Jusqu’à aujourd’hui, avec There will be Brawl.

 

 

There Will Be Brawl is a non-profit web series designed as a dark, dramatic parody of the popular Super Smash Bros.

 

L’histoire se situe dans un Royaume Champignon en pleine déchéance où les protagonistes, tous tirés de la saga de jeux Smash Bros, ne sont plus que l’ombre des héros qu’ils ont été dans le passé. Nous retrouvons ainsi une Peach irresponsable incapable de diriger son royaume, un Mario drogué à l’abandon, une pulpeuse Samus stripteaseuse (mais non, on voit rien, SCANDALE !), un Luigi obligé de dealer avec un Wario véreux en cherchant à éviter un Link transformé en capitaine de police légèrement névrosé… Et je ne cite que les plus connues, mais bien d’autres apparitions plus ou moins célèbres réservent toujours des grandes surprises. Mention toute particulière à Kirby. Ces héros devenus antihéros sont servis par un jeu d’acteur qui met une claque dans la tête des autres productions amateurs.

 

There will be Brawl est une série étonnante. Bien écrite et bien mise en scène, avec des acteurs convainquant, elle navigue toujours entre un amateurisme assumé et une volonté de faire pro, ce qui créé une première impression d’étrangeté. Cette sensation est renforcée par un mélange bien amené entre réel et virtuel. Ce sont bien les personnages pixélisés qu’on a aimé avec les particularités desdits jeux (les champignons, les fleurs de feu…) mais ils évoluent dans un univers sombre à la Sin City calqué sur notre monde avec ses chaînes de télévisions, ses bars de nuit, ses mafias… C’est noir, c’est sale, c’est corrompu, c’est bien.

 

L’intrigue est intéressante, respectueuse de l’univers Mario (devinez qui se fait ENCORE enlever ?) et les implications des différents héros et vilains des univers de Nintendo sont toujours intéressantes. Leurs motivations la plupart du temps très logiques et peuvent résulter d’un background plus fouillé qu’à première vue. Les utilisations des éléments secondaires des jeux sont aussi très inventives. Je suis par exemple fan du Lakitu qui présente le journal télévisé. Et l’ambiance maffieuse corrompue se dégageant de l’image est très forte.

 

En somme There will be Brawl est une invention de fan qui se démarque des autres par son originalité et sa qualité. La saga n’est pas finie et se compose au moment où je rédige cet article de moins de dix épisodes, chacun d’entre eux proposant un quart d’heure environs de divertissement jouissif. Un must-see si vous êtes fan des plombiers (« I’m NOT a PLUMBER ! »).

 


Lien vers le site de la série : ici.

 

 

Rédigé par Youe

Publié dans #Ars artis

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