Dracula l'Immortel

Publié le 10 Mai 2010

Dracula et les autres mythes de l’horreur m’ont toujours interpellé. L’atmosphère gothique, l’intensité scénique de Lugosi, puis de Lee, le mythe même du vampire et ce qu’il représente. J’ai même réussi à convaincre deux amies (Amandine, Alix, vous ne lisez probablement pas le blog et dieu vous en garde, mais soyez bénies) de faire un exposé entier en anglais devant une vingtaine d’étudiants en médecine sur ce sujet. Je n’ai cependant pas réussi à les déguiser en vampire-femme-fatale-habillée-en-cuir, quel dommage.


L’œuvre de Bram Stocker m’est par conséquent un livre immanquable. Le Dracula original, le seul, le vrai, celui qui a popularisé le vampire aristocrate et séducteur, inspiré des générations entières de morts-vivants plus ou moins réussies. Un livre assez difficile à lire en raison de son style très particulier en succession d’extraits de journaux intimes. Mais quelle aventure, quelle aventure qui finit par la destruction du vampire par les héros.


On pourrait faire des analyses infinies sur le livre. Et d’ailleurs, ça a été fait. Et moi-même le ferais bien mal. Mais le vampire Dracula est devenu une icône immortelle, à tel point que nombre d’auteurs et d’amateurs ont souhaité le voir de nouveau menacer la vie d’innocents.


L’un des romans les plus récents, si ce n’est le plus récent, à vouloir ramener à la non-vie notre cher comte de Transylvanie, n’est écrit pas nul autre qu’un descendant de Bram Stocker : Dacre Stocker, aidé par Ian Holt. Un roman de cinq cent pages environs sobrement nommé Dracula l’Immortel.

 

Dracula-l-immortel


Couverture sombre et pourpre, énigmatique, projetant déjà le lecteur dans ce sentiment d’indéfini, d’intemporel. Personnage sombre, haut-de-forme, immobile et pourtant inquiétant. Ca me plaît, je suis aux anges… jusqu’à ce que je lise le résumé.


« Seule fiction soutenue par la famille du créateur de Dracula […] écrite par Dacra Stocker, l’arrière-petit-neveu de celui-ci, et Ian Holt, spécialiste émérite du célèbre prince vampire. ».


Cette seule phrase de présentation, censée en mettre plein la vue et accrocher le lecteur potentiel, provoque chez moi une grande méfiance. Premièrement, je déteste l’utilisation de l’argument d’autorité. De même qu’être fils d’acteur ne fait pas de soi un comédien talentueux, être l’arrière-petit-neveu d’un écrivain ne permet pas de proclamer quelconque don pour l’écriture. Deuxième pique, adressée cette fois-ci à Ian Holt : c’est quoi, un spécialiste de Dracula ? Spécialiste en cardiologie, je connais, spécialiste en droit, je connais, mais en Dracula ? En dehors d’un titre pompeux que pourrait donner la télévision française pour présenter un homme, ce titre prévaut à peu prêt autant pour moi qu’un jeune sur internet se disant être spécialiste en Naruto. Toute proportion gardée.


Autre élément alertant ma méfiance et pourtant véhiculée comme promoteur du livre : il aurait été rédigé selon des notes inutilisées du feu Bram Stocker. C’est certes tout à fait intéressant, mais n’est-on pas en droit de penser que si notre ami Bram n’a pas utilisé ces idées, c’est qu’elles ne lui plaisaient pas ou qu’ils les jugeaient non pertinentes ? Dès lors, on peut se poser la question de la légitimité de leur utilisation.


Je me plonge tout de même dans le livre, impatient de voir comment le vampire allait revenir sur les terres des vivants, comment la légendes laissée par Van Helsing et ses compagnons allait être utilisée, quels allaient êtres les choix narratifs des auteurs.


Je ne fus pas complètement déçu puisque j’ai réussi à lire les deux romans en seulement quelques traites. Hein ? Deux romans ? Techniquement non, mais spirituellement oui. J’y reviendrais. Sachez que jusqu’à annonce du contraire, je parlerais seulement de la première partie, couvrant les deux premiers tiers de l’histoire.


D’abord, penchons-nous sur les différences majeures entre Bram et le duo Dacre / Ian. Des styles différents aux résultats aux antipodes, qui sont aussi des reflets d’époque. Du coté du vieil érudit, nous trouvons donc les journaux intimes, très descriptifs, des humains luttant contre le vampire. Avantage : être véritablement dans la peau des héros, ressentir ce qu’ils ressentent, avoir leurs analyses de la situation, biaisées ou non, et surtout, permettre l’installation d’une ambiance riche, que cela soit le court passage de la lugubre et brumeuse Transylvanie ou de la Londres victorienne, ses rues et ses senteurs. Inconvénient : une certaine lourdeur, une lenteur dans l’action, et difficulté supplémentaire de se plonger dans l’histoire. Chez  Dacre et Ian, adieu les journaux, retour à une narration classique avec un conteur extérieur omniscient. De ce fait, la plongée dans l’intrigue est immédiate et plus fluide, l’action plus compréhensible, plus dynamique. En revanche, adieu également cette atmosphère si particulière et cette aura d’angoisse et de mystère face à un danger qui n’est plus ni inconnu, ni indescriptible ou impalpable. Les actions des vampires sont suivies, décrites, leurs pensées délivrées sans détour, avec une touche de gore qui, selon les situations, colle aux créatures de la nuit ou fait tâche.


Les vampires ? Du pluriel ? Mais oui, le prince des ténèbres n’est plus seul. On retrouvait certes ses maîtresses dans le précédent roman, mais pas de rôle majeur. Aujourd’hui, dites bonjour à la grande menace de Dracula : l’Immortel. Je vous présente Elizabeth Báthory, qui est sans doute le monstre surnaturel le plus connu d’Europe après le sieur des Carpates. Cette nouvelle bouchère apporte du sang neuf puisqu’elle ne ressemble en rien à Dracula, ni dans ses faits, ni dans ses motivations.  Son introduction, dès le premier chapitre, annonce un autre changement plus profond. L’action et l’intrigue démarrent vite, il n’y a plus ce build-up insidieux mais long du Bram.

 

Dracula 5

Et qui part donc à la rencontre de Báthory dans ce premier chapitre ? Jack Seward ! Elizabeth, Jack… Les personnages. Les amateurs retrouveront de vieilles connaissances qui resteront les héros, avec l’arrivée de petits nouveaux. Citons surtout Quincey Harker, fils de Jonathan et Mina, et l’inspecteur principal Cotford, personnage créé mais inutilisé par Bram Stocker, apportant le coté policier. Autant le dire de suite, le développement de tous est fantastique, à la fois inventif et d’une logique imparable, tombant presque sous le sens en nous surprenant quand même. Attendez-vous à être malmené. Vous n’avez lu qu’une œuvre fictive écrite par le personnage de Bram Stocker, lui-aussi introduit dans l’histoire. De manière un peu artificielle et peu originale puisque l’idée d’utiliser Bram Stocker lui-même en tant que personnage ne date pas d’hier. Ainsi, même le roman « Dracula » apparaît dans cette suite. D’abord un joli clin d’œil, il aura des implications inattendues. Je brûle tellement d’envie de vous spoiler tellement j’ai adoré ce développement accentuant les cicatrices laissés par l’affrontement contre le comte…


On regrettera peut-être que les rôles secondaires soient assez transparents et qu’ils révèlent une faiblesse du livre : si les auteurs ont su à merveille réutiliser les anciennes légendes, ils peinent pour créer leurs propres héros.


L’action prend donc très vite place entre l’ancienne équipe aujourd’hui divisée, Quincey, Cotford et Báthory. Les codes vampiriques ne sont pas tous respectés à la lettre, et c’est bien, je ne comprends pas pourquoi les fans absolus rechignent à dévier un peu du cadre. Je rappelle que le Dracula de Bram Stocker sort à la lumière du jour sans problème. Bref, certains meurent, d’autres survivent. Et à mesure de la lecture, plusieurs petits défauts gênants se font remarquer.


Premièrement, j’ai eu l’impression que Diacre et Ian ont rédigés le livre en imaginant un film. Certaines scènes d’actions sont très cinématographiques, le sens le plus utilisé est le visuel au détriment des cinq autres, ce qui tombe sous le sens quand on tourne un long-métrage, moins dans la rédaction d’un écrit. Autre chose, plus embêtante, certaines idées sont lancées, abandonnées, puis reprises de façon un peu erratique. J’aurais aimé par exemple voir la confusion entre Dracula, connu des héros, et Báthory, qui elle est inconnue, plus appuyée. Cotford propose une alternative intéressante avec Jack l’Eventreur malgré tout. Enfin, on s’aperçoit que la thématique de fond du roman de Bram n’est plus présente. Dracula est aussi une ode à la connaissance qui prend le dessus sur le mysticisme, le surnaturel, l’obscurantisme. Parmi les vainqueurs humains, qui doivent leur victoire à leurs capacités de raisonnement et leur intelligence autant qu’à leurs exploits physiques, on retrouve deux médecins, dont un professeur, un notaire, et les autres sont issus de familles aisées éduquées. Même un Lord. Cette thématique, pourtant forte et chère à une partie des futurs chasseurs de vampires, n’est plus présente ici. Si les héros notent certains progrès technologiques, comme l’électricité qui se répand en Europe, ceux-ci n’influeront pas.


Donc, ces deux premiers tiers du livre : idées intéressantes, développement merveilleux des légendes crées par Bram Stocker, du très bon malgré la perte de thématique solide et une absence totale de subtilité et de sensation, finalement, de menace intangible et surnaturelle incompréhensible. C’est bien mieux que d’autres qui se sont essayés à la tâche, faisant patauger les héros face à ce qu’ils connaissent pourtant déjà et se perdant dans des délires surnaturels peu alléchants, comme dans Le retour de Dracula de Warrington.


On continue avidement pour finir le dernier tiers de l’histoire. Et c’est le drame.

 

Dracula 2 

Si l’impression d’avoir affaire à un film de vampire plutôt qu’à un livre était certes un poil gênante parfois mais dans le fond pas problématique, distinguant un livre sympa d’un vrai bon roman, en revanche la suite est tout simplement déconcertante. Je lisais une sorte de mauvaise fan-fiction se tenant à cheval entre manga sans imagination et jeu-vidéo.


J’adore les jeux-vidéo, évidemment, mais diable, ils font de piètres histoires en roman. Vous pouvez le constater très aisément, il vous suffit par exemple de vous procurer un roman tiré de la série des Resident Evil pour afficher une moue dubitative et le ranger à sa place aux toilettes pour les jours un peu constipés.


La fin de Dracula : L’Immortel n’atteint pas ce niveau, mais nous n’en sommes pas loin. La répartition des pouvoirs vampiriques, dont le prix, la damnation de l’âme, est quasiment absente – c’est un peu dommage, parce que sans vouloir faire le vieux con, on voit mal pourquoi on refuserait alors de devenir une créature de la nuit – m’a immédiatement fait penser à des jeux vidéos ou des jeux de rôle. J’attendais presque le moment où Báthory annonçait qu’elle avait plus de point dans sa vitalité que dans sa magie quand elle montait de niveau. Les batailles finales, car comme tout bon monstre de fin de niveau d’un jeu il y en a plusieurs, se veulent impressionnantes mais rappelleront immanquablement les affrontements très clichés déjà vus et revus en cinéma ou dans les loisirs vidéo-ludiques. Manque de panache, manque cruel de souffle épique, manque de profondeur, de conviction, d’aventure tout simplement ! Il ne suffit pas d’ajouter des adjectifs ou de décrire chaque coup d’un des adversaires pour rendre une bataille intense. Au moins aurez-vous évité les onomatopées.


Je vous faisais part plus haut de mon enthousiasme absolu quand au développement des personnages. Il est à la hauteur de ma déception pour ce même développement des quelques héros et vilains qui participent à ce final. Et là, attention les yeux, je vais vous spoiler assez méchamment parce que je ne peux passer ça sous silence. Prêts ? C’est parti.


Parlons tout d’abord de Báthory. Son histoire, teintée entre le fait historique et l’imaginaire, est résumé dans le roman, et ses motivations sont peu à peu développées. Des motivations humaines quoique corrompues par sa nature démoniaque, mais crédibles, compréhensives, intéressantes. Oubliez tout, car à la fin du livre, elle dévoile vouloir, basiquement, anéantir la race humaine, tout détruire et régner sur le monde. Of course ! crieront certains. Nous sommes donc au niveau scénaristique des plus oubliables méchants de dessins animés pour enfants. Je veux dire, même le docteur Gang d’inspecteur Gadget est plus subtil. Ca ne m’aurait pas tant dérangé que cela si on n’avait pas fait mirroiter des implications plus subtiles auparavant.

 

Vous êtes encore sur votre siège ? Bien ! Parlons de Dracula qui est très humanisé dans ce roman, probablement une bonne inspiration de l’excellentissime film de Coppola. Un peu trop, peut-être. Apprenez qu’il nous est présenté comme, je cite, le soldat de Dieu. Je veux bien croire qu’il est plus noble que Báthory, mais l’exagération est un peu poussée, et ce ne sont pas  les minables réflexions de Mina jugeant le temps d’un ou deux légers paragraphes les actions de son ancien amant – lutte contre Bathory d’un coté, mais assassinats calculés de l’autre – qui vont nous convaincre de l’absence de parti-pris des auteurs. J’aime le Dracula diabolique, incarnation du Mal pur sans espoir de rédemption autant que le Dracula humain, à la fois monstre et victime, de Coppola. Ici c’est le Dracula Saint-Esprit qui est inventé. Ca. Ne. Colle. Pas. Non, j’ai beau aimer quand on sort du cadre strict imposé par les codes horrifiques, là c’est juste trop, d’un coup. C’est pourtant bien amené, expliqué, on peut même se permettre une relecture du roman de Bram Stocker à la lumière de cette nouvelle hypothèse. Mais juste, non. Même Anne Rice n’a jamais osé présenter ses vampires comme des purs bienfaiteurs n’ayant rien à se reprocher.


Toujours assis ? Je vous assène le coup de grâce : Van Helsing accepte de devenir un vampire. Je n’ai même pas besoin de vous expliquer le sacrilège représenté. Ouais, d’accord, ça m’a surpris, c’est sûr. *cri de désespoir*


J’ai envie de demander : que diable s’st-il passé ? Qu’est-il arrivé pour qu’après deux tiers pas excellents mais respectables voire bons, l’œuvre se casse-t-elle la figure à ce point sur une fin pareille ?

 

Difficile de résumer donc ce livre puisque j’ai la sensation de lire deux choses différentes. A lire si vous êtes un fan d’histoires vampiriques ou du comte vampire, au moins la plus grande partie de l’histoire reste solide, bien construite, et intéressante, malgré un style littéraire finalement banal. Les idées développées et l’évolution des personnages, humains ou vampires, est juste trop intéressant pour passer à coté, et la revisite de l’histoire racontée par Bram Stocker est aussi divertissante. Il suffira de fermer un peu les yeux sur une fin bâclée comme pas permis et de ne surtout pas la comparer avec l’épopée épique de la fin du Dracula original, et ça passe comme dans du beurre.

 


Les deux photographies sont tirées du film Bram Stocker's Dracula, de Francis Ford Coppola. Qui est magnifique.

Rédigé par Youe

Publié dans #Ars artis

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www.windows10pros.com 11/11/2014 13:35

The most spectacular thing about the character Dracula is that he holds the Guinness world record for the most number of on screen appearances in a movie. He is mostly represented as a symbol of horror and prince of darkness.

Lawrence 01/08/2010 19:46


Ah! Comment dire... vous avez su extériorisé le sentiment que m'a laissé ce roman. Un bon film hollywoodien qui se casse la gueule (excusez moi du terme)dans son dénouement.
Le style de Bram Stoker fait certainement un peu vieillot pour notre époque mais il avait au moins l'avantage de me donner des frissons d'angoisse et de peur quand je le lisait. Ce qu'est sensé
faire ressentir un roman d'horreur gothique, non?
C'est bien symphatique comme idée de roman mais on touche pas à l'esprit de Dracula! ils ont dé-déshumanisés Ce cher Comte.
Enfin bon, c'est l'intention qui compte. Je ne pense pas considérer se livre comme la suite du "Dracula" du seul et unique Bram Stoker.
Encore merci pour cette petite analyse très bien fichu.
(pfiou...ça fait du bien d'en parler. J'avais une boule de mécontentement dans le fond de mon ventre)


Youe 03/08/2010 15:48



Faut pas en faire autant pour une suite bâclée ; pour vous détendre, relisez l'original pendant une séance de yoga au crépuscule !



Vladkergan 10/05/2010 23:45


Une chronique très intéressante du roman de Ian Holt et Dacre Stoker. Vous partagez un ressenti assez proche du mien sur le sujet :
http://blog.vampirisme.com/vampire/?583-stoker-holt-dracula-immortel

Je n'ai pas trouvé ça détestable, si on le lit indépendamment de son prédécesseur (je ne peux me résoudre à qualifier ce roman de suite), mais on est certes qualitativement bien en-deçà du roman de
Bram Stoker (qui s'écrit sans c).


Youe 13/05/2010 12:45



Je sais pas pourquoi j'ai cette manie fautive d'écrire Stocker, le pire est que ça ne date pas d'hier. Et votre site me rappelle qu'il faut que je lise Anno Dracula un jour.



Third 10/05/2010 10:10


J'aime les livres (encore heureux avec un diplôme de lettres), je ne suis néanmoins pas fan des histoires de vampires. Je suis plus fantasy/SF. Tu soulèves un point intéressant sur la conception de
la littérature actuelle et en particulier sur l'écriture de l'ancêtre face à sa descendance. Deux approches diamétralement différentes, un style un peu tortueux et dédalien pour l'ancien. Un style
plus cinématographique et allant à l'essentiel de l'autre.

J'aime les œuvres qui vont à l'essentiel mais un peu de circonvolutions apporte parfois une saveur, une âme et surtout nous sortent des schémas classiques de notre ère contemporaine qui veut qu'un
roman soit facile d'accès pour être bon.

J'ai une théorie là-dessus (que l'on déduira facilement soi-même) C'est que maintenant on écrit un livre pour qu'il soit vendu (surtout la suite d'un chef d'œuvre labellisé on pense forcément à son
chiffre de vente). On ne prendra donc pas de risque de style, il ne faut pas perturber, il faut un socle sur lequel le lecteur se sente rassuré dans sa lecture. Comprenez-moi bien, je ne critique
pas une telle conception de la littérature qui est défendable et même cruciale dans notre société.

Mais l'aspect mercantile fait perdre un statut aux écrivains, le statut d'artiste. Ils ne sont plus compositeurs syntaxiques, ils sont vendeurs syntagmatiques, un chef d'oeuvre se changeant à la
fin en fan fiction (selon tes termes) ne me surprend guère même avec une bonne volonté de départ, cette envie de rester dans les mêmes recettes perturbe plus qu'elle ne rassure. Avant, on voulait
plus plaire à son public et pas au lus grand nombre. Un peu cynique et élitiste je sais… Heureusement, noyés dans le flot de nouvelles compositions on en trouve toujours qui sortent du lot.

Quand à l'adaptation de jeux vidéos en bouquin, j'ai lu les warcraft et diablo 2, il y avait des choses sympas mais rien qui transcende si on est pas réellement fan de ses univers. Ces ouvrages ont
surtout l'intérêt de présenter des références qu'un oeil exercé et connaissant son monde favori pourra retrouver.
Les jeux sont conçus sur le modèle cinématographique. Lisez le livre qui a donné un film avant de voir le film et vous trouverez 90% du temps le livre meilleur que le film enfin c'est mon cas (Rain
man, Forest Gump. Bizarre que je n’ai que ces deux là à l’esprit :p ...) Quand aux films sur les jeux vidéos, une adaptation potable?

...

Ah si, FFVII Advent Children pas super génial (Comparé au jeu légendaire) mais fidèle selon moi et c’est rare (pas obligé d’être d’accord). Le premier qui me parle des films Resident Evil ou Mario
Bros je le mords.

Sur ce, je dois aller travailler. (Navré de prendre de la place) Dis-le si je t’importune. Un porc tuné c’est toujours voyant ^^

Magister ès Linguisticus te salutant


Youe 13/05/2010 12:42



Non c'est cool les commentaires longs ! Bien vu la dualité entre l'écriture pour "un" public et l'écriture pour "le" public, j'avais pas encore pensé les choses en ces termes.


Y'a des accents sur les phrases latines ?