Et mine et mine et mine…

Publié le 21 Mars 2011

Promis je ne vous les briserais pas tout les deux articles avec Minecraft. Là, ça tombe juste mal dans les timings, c’est juste une coïncidence fâcheuse ! D'or et déjà je vais pas vous mentir c'est du racontage de vie virtuelle, fortes chances que ça vous en touche une sans remuer l'autre.

 

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That's right, 'bro.

 

J’ai fais quelques progrès et des innovations sont apparues dans Minecraft depuis la dernière fois que je vous en ai parlé. Innovation représentée majoritairement par l’apparition… du lit. En multi-joueurs, il ne remplit encore aucune fonction, en dehors de la stimulation de l’imagination des couples virtuels pré pubères, en revanche il renverse un peu la donne en solitaire. Le lit permet en effet de faire passer la nuit en quelques secondes. Ca n’a l’air de rien mais ça change tout de même la vision du jeu que l’on peut avoir sur plusieurs aspects. Le premier effet est évidemment la baisse de difficulté et la disparition de la précarité nocturne, même en randonnée sauvage. La nuit n’est plus cet obstacle inévitable qui dure entre cinq et dix minutes – je n’ai pas compté, personnellement j’attendais dix bonnes minutes dans le doute, ça me donnait le temps de regarder un Pomf et Thud sur Youtube. Auparavant, partir en exploration demandait une certaine logistique : prévoir la nuit, se préparer à devoir attendre en se barricadant dans des abris de fortunes en terre et sans mâchicoulis. Désormais, on prend un lit avec soit et l’obscurité n’envahit virtuellement plus votre monde, vous permettant des randonnées en totale sécurité à l’infini. Hop, un cube de quatre par quatre, le lit, on pionce quelques secondes, et c’est reparti comme en quatorze. Enfin, la nuit était le moment propice au minage de grottes et de cavernes toujours plus profondes – non ce n’est pas une métaphore graveleuse- , chose qui se fait moins volontiers maintenant que le soleil brille en continue.

 

Pour autant l’arrivée du lit apporte ses bénéfices. L’exploration a certes perdu de son piment mais elle est aussi moins pénible. De même, le jour prolongé permet au joueur solitaire n’ayant pas accès aux magiques commandes de la console de mieux se consacrer à la construction en surface et à des édifices plus longs à bâtir, équilibrant mieux le temps passé dans les mines et celui sur l’herbe. Enfin, si la difficulté est abaissée de façon drastique en surface, le lit n’apporte évidemment aucune sorte d’avantage dans les souterrains où les monstres se soucient autant des cycles circadiens que des dernières règles qu’a eu votre grand-mère. Quand à la randonnée, pour peu que vous oubliiez, comme moi, votre boussole systématiquement, elle présente toujours ce risque insidieux de se perdre. J’ai personnellement accueillie cette mise à jour d’abord avec une moue, puis finalement avec sourire. En plus on nous a aussi offert une gestion de la lumière plus naturelle, c’est plus joli – mais j’ai la sensation que mes cavernes sont devenues plus sombres, peut-être un manque d’habitude. A présent, voyons ce qui a évolué chez moi.

 

 

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Cliquer pour agrandir, c’est très grand (1,3 Mo), c'est chez moi. Nord en haut à gauche.

 

 

La route du Nord

 

Je m’aperçois que mes objectifs dans Minecraft sont essentiellement liés à mes errances et plus généralement sont des réactions à mes moments de lose totale. Tenez, prenez le nord. Je souhaitais à l’origine explorer les larges mers et grands lacs à l’est des mes premières constructions. Ni une ni deux, j’attends le petit matin – les lits n’étaient pas encore disponibles – et j’embarque dans ce mignon petit bateau que l’on peut créer avec cinq planches de bois. Je pagaie, assez loin, et suis ébloui par d’immenses, imposantes dunes de sable. En fouillant un peu la banlieue je trouve ce qui semble être une caverne naturelle riche. Youpi, je pose une torche et j’esquisse les premiers plans de colonisation dans un coin de ma caboche. Mais à peine les premières réflexions entamées que le soleil montre des signes de faiblesse. N’ayant aucune envie d’être dévoré par des zombies qui font des « groar » bizarres, je décide de retourner fissa à mon volcan et d’y préparer les ingrédients nécessaires à mes futures idées. Et là, c’est le drame, le drame ! Celui que l’on prononce en insistant fort sur le mot, une musique angoissante en fond et une marmotte qui se retourne subitement ! Je ne me suis en effet pas aperçu à l’aller qu’un morceau de gravier et de terre coupait la mer en deux, en formant un « Y », une branche partant vers le sud et mon volcan, l’autre vers le nord encore inexploré. Comme de bien entendu, dans ma précipitation c’est vers le point cardinal fièrement représenté par la chaleureuse ville de Dunkerque que j’engageais mon embarcation. Oh, je me rendis assez vite compte de mon erreur, mais cela restait trop tard et mes points de repères étaient tous perdus. Dans le doute je préférais retourner sur la terre ferme– chose complètement stupide puisque si j’étais gentiment resté sur place dans mon bateau, aucun monstre ne sachant correctement nager, j’aurais été tranquille – et foncer en ligne droite. Qui sait, avec de la chance peut-être trouverais-je un relief aux allures familières. Je ne sais pas d’où m’est venu ce réflexe absolument incompréhensible de courir tout droit. Je veux dire, dans la rue, quand on est perdu, on n’a pas d’instinct envie de faire un sprint dans une direction arbitraire en espérant tomber par hasard sur son appartement. Ca ne marche pas. Et bien dans Minecraft…. C’est pareil, ça ne fonctionne pas.

 

Pendant deux nuits et deux jours d’esquives, de tentatives de repérage, de replis stratégiques face aux squelettes et de dézinguages de creeper, je compris que je m’étais véritablement paumé quand j’aperçus… les premières neiges et lacs gelés. Pour quelqu’un qui n’avait connu que sable et terre sèche, ça impressionne. Après quelques minutes à faire joujou avec cette substance blanche… non pas celle là, je parle de la neige… Je choisis de continuer jusqu’à des bons reliefs et m’installais tranquillement. Après tout j’avais déjà réussi à survivre après m’être égaré et même à construire un chemin ferré en m’aidant d’une boussole, pourquoi pas deux fois ? C’est un creeper qui m’expliqua pourquoi. Alors que je commençais une sorte de petite forteresse sympathique, l’un d’eux me sauta dessus et me fis subir l’étreinte mortelle. Dans son dernier souffle chaud au creux de ma nuque, il me dit qu’il s’appelait Alain. Eparpillage façon puzzle, retour à la case départ, en face de ma coulée de lave si familière.

 

Mais pas de désespoir ! La neige signifiait forcément que j’étais allé vers le nord – oui c’est très con comme raisonnement mais figurez-vous que j’avais miraculeusement raison - , il me fallait retrouver mes débuts de planches et ma double-porte coincée entre deux bonhommes de neige ! Je savais cependant que la route était longue et que cela m’avait pris des jours de marche. Sans parler du spectre d’Alain qui risquait de venir m’embêter, vous savez le genre de gêne un peu comme dans les douches à l’armée. Décision prise donc de créer des points de relai pour rendre l’accès, sinon plus rapide, disons moins risqué, avec possibilité de haltes pour passer les nuits et retrouver le chemin du retour sans se perdre.

 

De cette idée, baptisée astucieusement « La Route du Nord » est née à ce jour deux points relais. Le premier est une sorte de petit fort, gris, avec créneau, et accès sécurisé par un grand escalier et pont en bois. Faute à une région peu avare en génération spontanée de monstres assez retors. C’est d’ailleurs autour du fort que je parvins, au prix d’une ou deux morts – on ne compte plus ! – à arracher d’un creeper mon premier « CD musical ». Verdict, c’est nul, la musique semble être étudiée pour faire grincer des dents, et n’importe quelle personne saine d’esprit ne l’utilisera pas plus d’une fois. J’ai décidé de nommer artificiellement « le fort Mouton Rose » parce qu’en plus des monstres y’a pas mal de moutons qui apparaissent, et que c’est mon premier essai de mélange de couleurs, d’où le rose. C’est aussi l’endroit de ma première cheminée avec les blocs du Nether. C’est gentil, les cheminées, ça éclaire bien et ça met une ambiance posée, relax, cool, mais pas hippie. Plus loin on trouve mon phare, entièrement dédiée au guidage mais abritant ses trois étages quand même. Un phare qui a intégralement brûlé une fois suite à une expérience malheureuse au cours de laquelle j’ai appris à respecter un espace plus que raisonnable entre une cheminée, même fermée, et un bloc de laine. C’est ma première structure habitable créé de toute pièce sans simplement creuser une montagne ou prolonger un sommet naturel. J’en suis resté là pour l’instant, attendant d’être inspiré pour la création d’un deuxième phare, un peu plus loin ou autre chose me permettant de relier visuellement la fort Mouton Rose et la parcelle de terre suivante. Après j’aviserais. Oh mais attention !

 

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The "Z" word

 

Le zombie ne représente pas une menace réelle à moins de vous surprendre et d'arriver à plusieurs. Bruyants, lents et n'attaquant qu'au corps à corps, leur principal rôle restera d'être un support aux autres monstres en vous bloquant une sortie ou en diminuant tout simplement votre mobilité. Vous avez plus de portée qu'eux avec vos simples mains, n'hésitez pas à leur rappeler les scènes cultes d'Evil Dead, même sans tronçonneuse. En plein air ils n'apparaîtront que la nuit, parfois par groupes de cinq à la fois, et disparaîtront après avoir brûlé au grand jour. Attention cependant ils mettent du temps avant de clamser, aussi sortir au petit matin n'est pas une valeur sûre non plus. Les endroits sombres, comme par exemple sous votre balcon avec les fleurs rouges, les protègeront aussi des rayons solaires. Etant donné vos capacités de mouvements en plein air les zombies font plus sourire qu'autre chose. Dans les cavernes c'est encore pire puisque leurs propres capacités à vous nuire sont réduite de par les embriquements des grottes. Il sera assez fréquent que vous puissiez leur tapper dessus du haut d'un rocher. Attention cependant aux grandes pièces d'où ils peuvent venir d'un peu partout et notamment du plafond, que l'on pense trop peu à vérifier.

 

Menace : Risible.
Facilité à tuer : Un peu moins qu'une vache.
Drop  : Plumes (confection manuelle de flèches, c'est vraiment nul comme butin)
Personalité célèbre : Aucune, c'est juste des zombis, merde.

 

Le zombie est donc comme dans les films de Romero une menace seulement en nombre suffisant, accompagné de créatures plus vicieuses ou s'il vous prend par surprise. En dehors de ça, vous pouvez passer à coté de lui et lui faire un doigt, comme l'a si bien enseigné un visiteur venu d'ailleurs. Téléportation !

 

Les aménagements Sud

 

Histoire similaire mais cette fois-ci dans la direction opposée, parce que tout est mieux « both ways ». Je me suis perdu dans un dédale de montagnes et de dunes très abruptes, me coupant de tout point de repères célestes. La nuit tombant et ayant appris de l’expérience du nord, je préférais m’installer dans un abri de fortune que j’ai fais un peu croître. Situé en bord de mer, cet endroit a la particularité d’être intégralement en marche d’escalier, y’a pas un terrain plat ! Les cochons ont pris chers car il est fréquent de tomber de trois ou quatre marches, quand ce n’est pas d’une falaise que les côtes islandaises n’auraient pas reniée. Le jour où je souhaite faire mon baluchon, j’établis d’abord un phare non habitable le plus haut possible pour retrouver l’endroit après. J’apprends à cette occasion la limitation des constructions en hauteur, à peine au dessus des nuages, dommage. Je découvre avec une agréable surprise de ne pas être si loin que ça et même, en suivant le rivage vers l’ouest j’ai une ligne directe vers mes contrées à moi. C’est au moins ça de fait !

 

Le sud ne présente rien de particulièrement enthousiasmant. J’y décrète arbitrairement une charte graphique à base de bois, histoire de changer un peu de la roche de mon volcan et de ma tour. Le seul élément intéressant sera représenté par des caves naturelles qui n’en finissent jamais. Chez moi c’est tout ou rien, soit j’ai pas de caves, soient elles sont dignes des meilleurs bases secrètes des méchants de James Bond. Une d’entre elles sera explorée en mode « Peaceful docteur Mario Chill » avec une bonne quarantaine de degrés et des douleurs musculaires, merci la grippe. Autant vous dire que je n’ai gardé absolument aucun souvenir de l’endroit, mais j’ai visiblement ramené quelques diamants, de l’or et du fer. Pourquoi pas ? Ah, mais attention, il y a...

 

 

MineSpider

 

Saleté ! Saleté ! Saleté ! Saleté!

 

--- A challenger appear ! ---
Jack Skellington

 

Le squelette est déjà plus coriace que le zombie pour trois raisons majeures. D'abord, et la plus évidente, ces abrutis tirent à l'arc. Et ils visent bien, ces cons, pour peu que votre mouvement soit prévisible ou pas assez ample vous allez avoir mal aux fesses. Deuxièmement, ils bougent plus vite qu'un zombie et chercheront à avoir un angle optimal pour vous trouer le slip. Troisièmement, ils sont plus silencieux que les grognements bestiaux dss autres morts-vivants. Vous les entendrez éventuellement à leur sourds bruits d'ossement, mais il vous faudra plus pencher l'oreille que d'ordinaire.

 

Attaquer un squelette est difficile. Sans arc il est pratiquement impossible de ne pas se prendre de mauvais coup. La meilleure tactique militaire consiste donc à renvoyer leurs flèches, mais ce n'est économiquement pas viable car vous perdrez plus de flèches que vous n'en récupèrerez, aussi réservez la baston, comme pour chaque monstre, aux situations inéluctables. Sans arc, le must reste de coincer le squelette dans un pan de mur et d'attendre qu'il se déporte lentement pour vous attaquer. Vous verrez normalement ses bouts d'os gris bien avant qu'il ne pourra vous ajuster, et pan, un coup dans les tibias. C'est très efficace dans les grottes, mais évidemment pas en extérieur où les recoins sont moins nombreux. A ce compte-là, le mieux reste de fuir, en changeant de direction à chaque tir de flèche et, comme dans tout simulateur d'aviation, de ne jamais rester en ligne droite. Le jour les consume avec la même hardeur que les zombies. Attention votre porte ne constitue pas une protection parfaite : je ne sais si j'ai eu affaire à un bug ou si c'est avéré mais un squelette a un jour réussi à me planter un dard dans le dos à travers une porte.

 

Menace :Ouais quand même.

Facilité à tuer : Challenge avec l'épée.

Drop : Ossements (engrais pour une plantation instantanée d'arbres), Flèches (meilleur lot du jeu)

Personalité célèbre : Le squelette de Legolas, a.k.a. "le sniper" qui vous voit une fraction de seconde mais vous pose un headshot quand même.

 

Des adversaires très casse-noix donc, attaquant à distance et faisant bien mal. Une stratégie originale pour s'en débarasser consiste autant que faire se peut à slalomer entre les monstres. A un moment ou à un autre, le squelette va toucher en tir-ami l'un de ses alliés qui va immédiatement se retourner contre eux. J'ai déjà fait sauter deux squelettes qui avaient eu la malchance d'atteindre un creeper qui me poursuivait. C'est une stratégie assez précaire, à utiliser avec parcimonie. Généralement ce sera un coup de chance salvateur.

 

Notez qu'une variante existe : le squelette qui aura pris une araignée comme monture. Mais j'en ai croisé peut-être deux dans toute ma partie de Minecraft, je ne pense même pas que ça vaille le coup d'étudier des stratégies particulières. Soit vous vous sentez guerrier, et improvisez, soit vous allez dormir, boarf. Ou alors, vous décidez d'avoir bon goût et d'emprunter...

 

Le réseau de métros

 

Avoir des constructions éloignées, c’est rigolo, mais quelle galère pour les rejoindre. Deux écoles, soit on attend le petit matin pour y aller, soit on tente de traverser de nuit avec le succès que vous me connaissez. Dans les deux cas, c’est comme quand on part en vacances dans la vie, il ne faut rien oublier car le trajet retour serait tellement fastidieux. Oh, zut, ma pioche en diamant est restée à deux jours de marche d’ici ! C’est embêtant ! Pour palier à ces problèmes d’abord de sécurité, puis de longueur après l’introduction des lits, et afin d’éviter de déformer le paysage avec des trucs super moches, j’ai donc creusé des réseaux de chemins de chariots souterrains. La ligne blanche, que vous avez vue dans la vidéo, est le premier essai d’utilisation des rails. Principe éculé, simplissime, une pente pour prendre de l’élan, zou, on arrive au bout par la force de la cinétique et on monte une échelle pour se remettre à niveau. Ca va à peine plus vite que la marche à pied, mais c‘est un succès : je suis capable de créer un tunnel fiable. Oh merde un creeper, c’est vrai que les tunnels doivent être abondamment éclairés. Salut fantôme d'Alain !

 

Prochaine étape, plus longue et au défi plus violent : relier ma tour à cette zone que je n’ai pas su nommer avec la statue grise en forme vague de zéro au-dessus. Défi plus épicé puisque la distance à parcourir n’a aucune commune mesure avec le petit bout que j’ai déjà construit et qu’une portion passe… dans la mer. Défi relevé, la ligne bleue est complètement fonctionnelle. Installation hésitante des premiers boosters, système reposant sur un mal fonctionnement du codage du jeu et permettant au chariot de bénéficier de sa vitesse maximale d’emblée, le propulsant bien plus loin et bien plus vite que tout mécanisme reposant sur la gravitée seule ou sur l'énergie du charbon. Hélas, ces boosters restent ce que j’appelle des boosters « de départ » et sont unidirectionnels. Cela suffit pour l’instant et la sensation de la vitesse maximale des chariots est grisante. Hop, on place de l’eau, des courants et des grands tableaux de crânes et de Grim Fandango pour faire plaisir à Valérie Damidot. Cette décoration vaudra à cette ligne l'appellation de train fantome de la part de Melow, et effectivement cette appelation me vient maintenant en tête à chaque fois que je l'emprunte.

 

Quelques temps plus tard, accumulant inutilement l’acier et utilisant de plus en plus ce trajet maritime bordant les côtes, certes direct mais nécessitant un navire et prenant sa bonne minute et demi à diriger ce dernier, je me dis qu’il serait long mais intéressant de relier les aménagements sud avec le reste de mes bases. Ainsi nait la ligne verte, la plus longue de toutes, un peu ralentie par sa traversée de grandes grottes naturelles, heureusement pauvres en monstres et riches en ressources, et que j'entreprends d'aménager vraiment avec plein de panneaux  indiquant la sortie de chaque salle pour les rendre tout à fait reposantes. Pour l’occasion, j’apprends à utiliser des boosters intermédiaires fonctionnant dans les deux sens du rail. Deux boosters intermédiaires se révèlent nécessaires pour le bon fonctionnement de la longue ligne, mais elle marche, et elle marche bien. Le trajet prend un peu moins d’une minute et je peux aller boire un café avec deux sucres et un petit chocolat en attendant. Youpi !  Cette ligne étant très profonde dans le sol j'expérimente même quelques exploitations de bugs, que j'apparente un peu à des découvertes technologiques. Ce que les anglophones appellent les "Water ladders" font gagner un temps inestimable lors des montées verticales qui deviennent alors aussi vecteur de vertige qu'un minecart à pleine vitesse.Une vitesse bienvenue car, attention...

 

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Un creeper heureux. Je crois. Pas sûr. Enfin moi je le serais. Je crois.
Merci à Darkkeeper pour l'image !

 

 

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Pho-pho-pho-phobie !

 

L'araignée est mon monstre detesté parmi tous. Plus rapide que vous, grimpant les murs, vous attaquant un peu aléatoirement, plein de pattes et plein de yeux maléfiques. Frissons garantis lorsque vous croiserez ces quatre yeux rouges dans une cave obscure. L'araignée monstrueuse peut venir vous souhaiter bonne nuit alors que vous pensiez être en sécurité en haut de votre tour ou vous bouffer alors que vous preniez la fuite. Heureusement, elle a ses défauts. Le premier et le plus important d'entre eux est sa taille. Là où un zombie ou un squelette ne fait qu'un cube de large, l'araignée et ses pattes velues en fait deux. Ce qui signifie qu'elle ne passera jamais une porte, même si elle essaye de grignoter le bois avec ses crocs. Son deuxième défaut, qui m'horripile le plus, est bien entendu son cri. Vraiment, pour bien me faire passer une crise de hoquet il suffira à quelqu'un d'enregistrer le crispant son strident qui sorte du venin de ces bêtes diaboliques et de me le jouer au détour d'un coin de rue. Bruyant, immanquable, impossible à confondre.

 

La chasse aux arachnoïdes n'est pas sans danger mais quelques astuces peuvent sauver votre vie. D'abord, il s'agit de connaître leur méthode d'assaut. En gros, l'araignée ne vient pas au contact : elle vous saute dessus. Lorsque vous ferez face à la bête avec votre petite épée en pierre, attendez-vous à ce bond et frappez-là en plein vol. En va reculer sous l'effet du choc, et guidée par son instinct de rage de la créature des abysses qu'elle est, tentera la même attaque indéfiniment. Rarement elle tentera d'utiliser la technique du zombie, mais vous la verrez alors venir.

 

Si, par malheur, votre épée casse - ça arrive même aux meilleurs - votre fuite, tout comme face aux squelettes, doit être réfléchie et pensée. Ne partez pas tout droit en espérant distancer l'araignée ! Elle a six pattes de plus que vous, elle va plus vite et vous saute dessus comme une catin saute sur un jeune avocat ! C'est une mort lente et pénible assurée et vous finirez dans un cocon à être dévoré quotidiennement par sa progéniture au fin fond d'un donjon. A la place, cherchez à tout prix du relief. C'est valable pour tout les monstres mais surtout contre une araignée. Elle sait grimper, c'est vrai, mais elle met du temps. Si vous trouvez un chemin en alternant souvent entre le niveau zéro et un niveau de cube - c'est suffisant ! - et que vous sautez de façon fluide sans prendre trois plombes entre chaque saut, à cette condition seulement vous arriverez à la mettre profond à votre poursuivante qui, elle, s'arrête, puis grimpe le niveau, puis redémarre, puis descend le niveau, puis s'arrête pour le remonter etc.

 

Attention, le jour ne s'occupe absolument pas de faire bruler ces cochonneries. A la place, elles vont s'assagir et ne vous attaqueront pas spontanément. Cette règle est délicate cependant. Une araignée qui a commencé à vous traquer de nuit n'arrêtera pas sa chasse affamée avec le lever du soleil. De même, jour ou pas jour, si l'une d'entre elle vous croise dans un coin sombre, grotte ou simple coin d'ombre soutenu par un relief peu escarpé, vous allez sentir son venin. Dans le doute, ne cherchez pas à leur faire un câlin.

 

Menace : Ce sont des salopes. Tuez-les et pissez sur leur dépouille poilue.

Facilité à tuer : Heureusement elles sont très connes. Vas-y, saute ma belle...

Drop : Ficelle (en gros, vous tuerez trois araignée pour faire un arc et une canne à pêche, et ça suffira pour le reste du jeu)

Personalité célèbre : Aucune, ces créatures n'ont pas d'âme.

 

Je hais ces saletés. Qu'elles brûlent toutes dans la lave du Nether, elles, leurs yeux lasers et leur cri de harpie.Elles m'empêcheraient presque d'envisager la suite sereinement.

 

Le futur ?

 

Les prochains travaux sont tout à fait prévisibles. D’abord, continuer à installer la force tranquille de la route du nord et enfin remettre la main sur mes acquisitions perdues dans la glace. En gros, il va me falloir des routes, des tunnels, des tours et des phares pour ne plus me perdre. Oh, et créer un temple en la mémoire d’Alain sans qui rien de tout ça n’aurait été possible. Vaste chantier en perspective. Vous notez aussi un tracé rouge sur la carte, c’est un projet de ligne de métro rouge, reliant plus directement le volcan avec les aménagements sud, et pour laquelle je vais devoir apprendre les usages alambiqués de la pierre rouge et de l’aiguillage. Mes premiers essais ne laissent rien présager de bon. Il faut aussi que je continue de décorer la ligne verte, dont deux seuls tiers du trajet porte bien son nom, le reste seraient plutôt « la ligne grise moche bourrée de trous mais quand même vachement cool ».

 

Je compte aussi expérimenter le Warp. J’ai lu que la distance dans le Nether était plus courte que dans le monde réel. Lorsque j’atteindrais le nord, je créerais un portail dimensionnel, pour faire une sorte de route dans le Nether vers mon portail déjà existant, ma facilitant la vie. J’ai effectué des essais mais ils sont infructueux, mon sud et mon volcan sont encore trop proches l’un de l’autre et un portail créé au sud me téléporte au même endroit du Nether que celui créé dans mon volcan. Qui est à présent systématiquement entourée de créatures gélatineuses vertes très rigolotes. Ah oui, si vous regardez un peu plus encore la carte, vous noterez aussi que y’a un moment ça penche sévèrement vers le nord-est. Je m’étais encore perdu. Sauf que cette fois-ci, n’ayant rien de crucial dans mes poches, j’ai choisi l’option facile du suicide pour réapparaître près de mon volcan chéri. ‘Faut pas déconner non plus. Mais c’était un beau suicide.

 

Certaines vidéos sur Internet m'ont donnés l'un ou l'autre idée, qu'il faut encore que je concrétise intelligemment, rien d'urgent. Et heureusement, car, attention...

 

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That's a nisssssse everything you have here !

 

Le creeper est devenue l'emblême de Minecraft. Un visage expressif mais figé, une menace silencieuse compromettant votre vie mais surtout vos construction et votre inventaire, une façon tellement drôle de mettre en l'air votre partie, et ce petit bruit qui vous informe trois secondes trop tard de la fin du monde. Tout le monde aime les creepers, même ceux qui, comme moi, se sont fait violer par tout les trous par une bande de cactus vivant. A ma décharge je jouais en fenêtre réduite avec une luminosité très, très douteuse.

 

En effet le creeper n'est normalement une menace que dans deux situations géographiques très définies : les  montagnes et les cavernes souterraines. Sa seule possibilité viable de vous tuer est l'effet de surprise. Un creeper que vous voyez venir de loin est un creeper qui a échoué. Apprenez approximativement la distance à laquelle il commence sa détonation, et utilisez ce savoir pour le frapper et reculer au bon moment. Rappelez-vous que votre épée a une portée plus grande que ce que laisse sous-entendre sa représentation graphique. Faites des tests sur des cochons, vous serez surpris. Quatre coups d'épée en pierre, trois coups d'épée en acier, et je garde mon diamant pour les pioches donc je sais pas la suite. La technique est e donner prudamment les trois premiers coups, puis de foncer en criant Sparta pour asséner le dernier coups. Aller dans le tas pour finir le creeper vous permet d'une part d'abréger le combat de façon virile et de pouvoir pécho à l'auberge du coin en vous la pétant, d'autre part de vous épargner le risque, qui existe toujours même avec l'expérience, de mal évaluer vos distances et de faire péter la bombe. Ce qui ne vous tuera peut-être pas mais abimera le décor et / ou votre bâtisse. Insérez ici une blague avec un creeper géant, le Japon, un tsunami, une centrale nucléaire et un fezz pour une grosse dose de lol.

 

Les conditions idéales sont bien sûr le plein air en plaine. Hélas, c'est moins vrai dans le cadre d'une vallée où ces trucs à quatre pattes peuvent vous sauter dessus du haut des montagnes. Les cavernes  dans un genre différent ne vous permettront pas de bouger librement et il faudra alors optimiser à mort votre portée à l'épée et tenter de reculer au mieux, quand les creepers ne surgissent évidemment pas du plafond encore une fois.En règle général, un creeper vu dans une caverne est un creeper confiant.

 

Leur terrain de prédilection favori restera les caves. Et pour cause, vous êtes concentrés sur votre minage de pierre rouge ou d'or - soit ls deux composants qui servent le moins, notez - et vous avez d'autres soucis en tête, par exemple, est-ce que vous n'êtes pas perdu par hasard ? Et là, "SsSsSsS" et BLAM, sans rien comprendre vous réaparaissez à votre point de spawn, à poil et en ayant une douleur anale irritative. Car là où les autres monstres vous alertent plus ou moins de leur présence grâce à leur cri, le creeper est en fait un ninja. Vous aurez parfois la chance d'entendre un "SsS" bref qu'émet le creeper lorsqu'ilencaisse les dégâts d'une chute haute, mais c'est tout. En outre, en bon ninja, le creeper est patient, et sait parfaitement attendre dans un virage pour mieux vous souiller que de vous affronter frontalement. La règle dans les cavernes est donc de toujours jeter un oeil autour de soi, et de toujours, toujours, vérifier qu'il n'y a aucun chemin possible au-dessus de vous. Si c'est le cas, méfiance !

 

Menace : La plus sérieuse. Tirez d'un canon à ion en orbite.

Difficulté à tuer : Le creeper préfère souvent se suicider que d'être tué.

Drop : Souffre (de quoi faire de la TNT, COMME PAR HASARD !)

Personalité célèbre : Alain.

 

Le creeper est plus rare que les autres monstres. il reste le plus dangereux stricto-sensus de par son intelligence à vous piéger, sa furtivité sonore et, surtout? son explosion qui vous tue en un coup sans armure, vous et votre construction chérie. Pas étonnant qu'il fasse rire ou pleurer tout joueur de Minecraft.Ah, mais aaaaah, attention, mon dieu c'est affreux !

 

 

 

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--- Warning ! Final Boss approaching ! ---
Sept jours après avoir joué au jeu...

 

Vous ne gagnerez pas contre un Ghast. Croisement entre un fantominus niveau 100, un Boo de Mario et un Stuka, Ces créatures du Nether, et qu'elles y restent, sont gigantesques, immunisées au feu et à la lave, et tirent de très loin des projectiles exsplosifs qui pourriront tout matériaux moins résistant que la pierre travaillée - cobblestone. Largement hors de portée, vous aurez toute les difficultés du monde à les pourrir même avec un arc. Elles sont bruyantes, immitant des pleurs d'enfants torturés, mais ces sons ne sont pas franchement un indice utile puisque les Ghasts sont omniprésents dans les cieux du Nether. Pire encore un tir de Ghast peut carrément désactiver le portail qui vous a amené dans cette dimension de cauchemar en premier lieur, interdisant votre fuite et votre retour vers le monde normal. La meilleure stratégie contre un Ghast reste de se cacher et d'utiliser des matériaux résistants pour ériger des barrières de protection contre ces bombardiers mortels. Notez qu'ils ne vous voient pas à travers des vitres, ça peut être utile. Notez aussi que vous pouvez renvoyer leurs obus aux Ghasts en les frappant selon un bon timing, mais qu'il est aisé de rater son coup et qu'il est peu probable que le projectile renvoyé se dirige effectivement sur le Ghast qui bouge. Seule consolation, la détonation de sa boule de feu n'est pas mortelle et vous pourrez en encaisser deux ou trois avant de tomber. En outre les Ghasts sont tous atteints d'une myopie avancée et non corrigée et rateront la majorité de leurs tirs si vous bougez suffisamment.

 

Menace : Omniprésente.

Difficulté à tuer :Vous ne les tuerez pas, ne cherchez pas, courez !

Drop : Aucune idée. J'ai jamais réussi à en butter un, pas faute d'avoir essayé. Dans tout les cas, le prix n'en vaut pas le coup. Sauf si c'est du diamant mais j'ai un doute.

Personalité célèbre : La Luftwaffe.

 

Voilà, promis j'arrête les articles faciles de Minecraft, du moins pour un petit moment. A noter que j'ai eu la curiosité de jeter un oeil aux serveurs multijoueurs de Minefield.fr et je dois avouer que c'est clairement plus l'idée que je me faisais d'un Meuporg que tout les vrais Meuporgs. Cités surélevées, arbres géants, pyramides, abbayes, temples, villages, tout est construit pr les utilisateurs selon des règles politiques et économiques établies. On peut y aller gratuitement en touriste, sans pouvoir interagir avec le monde, mais ça suffit pour explorer, découvrir et se donner peut-être des idées - bien que ce soit impossible à reproduire en solo. Bref, j'aime bien même si ça manque de but global, ce que certains cherchent à rectifier en proposant carrément des donjons qui si l'on était dans World of Warcraft seraient des instances. Mais décidemment, le multijoueur, oui et non, tellement de lag, tellement de bugs...

Rédigé par Youe

Publié dans #Ludus

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theultima 01/04/2011 21:41


mr.youe j'ai une question , la mise a jour 1.4 et sortie quelle sont vos impressions ?


Youe 01/04/2011 22:01



Pâlote. Elle ne change rien à mon jeu pour l'instant.


.


Les loups sont sympas mais comme prévu ils se coincent ou buggent très facilement. Les deux miens n'ont tenus que 5mn avant de disparaître sans raison. De plus ils n'attaquent pas les creepers
alors qu'ils sont les seuls monstres que je chasse activement pour leur souffre. Bref, canidés inutiles chez moi en l'état voire gênants, ils peuvent bloquer des boosters. Les cookies, je n'en
verrais pas l'ombre d'une miette, je ne trouve que très peu de donjons. Trop rares pour moi. Et le point de respawn des lits n'a pas marché chez moi, mais ça à la rigueur, vu que mon volcan est
en face...
.


Après y'a des détails sympathiques, comme les moutons colorés, les fleurs / champignons moins rares, et la pousse accélérée des plantations. Mais ça reste gadget. Quand aux achivments et aux
statistiques, si y'a bien un jeu sur lequel on s'en balance...

Enfin dans l'ensemble elle est gentille cette mise à jour, sympathique tout ça, mais elle arrive après une 1.3 qui était plus efficace dans ses changements (les demi-dalles, les lits...). En
plus, les "Water-ladders" fonctionnent moins bien à présent.



Darkkeeper 01/04/2011 18:57


Je confirme le précédent commentaire.
Sinon content que mon image t'est plus, mon pseudonyme barbaresque s'écrivant avec deux "k" :-)
Continue toutefois tes récits Minecraftiens, je les adore ;-)


Youe 01/04/2011 20:26



Rectifié.



BlueLemon 31/03/2011 18:41


Faux !
Les lits en multi servent a la meme chose qu'en solo sauf qu'il faut que TOTU les joueurs soient au lit en même temps ( ce qui est aisément faisable sur un petit serveur privé mais très dur sur
Minefield ...)

Sinon, excellent article. Je te remercierai jamais assez pour m'avoir fait découvrir Minecraft !


Ley 27/03/2011 00:45


Hop, je commente pour te prévenir que si tu souhaites voir ce que j'ai construit au fil de ma partie tu peux le trouver en cliquant sur mon nom si mignon, certes je n'ai pas fini mon dragon mais au
moins tu as un aperçu.

Voilà voilà. :3


Sylvhem 23/03/2011 15:34


Bonne idée les guirlandes de redstone...

@Youe : Je rebondis sur un de tes commentaires précédents à propos de la perte de l’équipement lors de la mort. C'est sans doute là un des plus grands coups de génie de Notch. Dans certains jeux on
ne perd au final pas grand chose à mourir à part parfois sa progression (bon j'avoue des fois c'est énorme ^^). Dans Zelda par exemple, le système de vie et de sauvegarde est fait de telle façon
qu'il m'arrive régulièrement de me suicider au cours d'un donjon simplement pour recommencer avec plus de vie (il y a généralement des cœurs au tout début). Chose tout simplement impensable dans
Minecraft vu que l'on perd du même coup tout ce que l'on possède. Il y a là un véritable enjeu et du coup on est beaucoup plus impliqué dans le déroulement de la partie.
Bonne chance sinon pour ta ligne rouge, j'espère qu'on pourra voir ton système d’aiguillage en vidéo un jour ou l'autre.


Youe 23/03/2011 22:22



C'est sûr ça change des autres jeux réçents où la mort ne représente quasiment plus rien et des émulateurs avec ses savestates, on a PEUR pour notre personnage !