Guik

Publié le 25 Juin 2010

Il y a autant de définition du geek qu'il n'y a de geek sur la planète - Yannick Dahan

 

Ah, les geeks. Ce groupe quasi-générationnel si populaire, si à la mode. Tellement d’images qui viennent à l’esprit à l’évocation de ce nom-adjectif. Tellement d’images… correspondant à autant de définitions et de façon d’en parler. Le simple fait de poser d’un coté la « génération » geek et de l’autre le geek « individu » rend compte du paradoxe de la désignation : alors que la première évoque un groupe devenu à la mode, le deuxième évoque toujours quelqu’un ayant une passion-besoin le rendant atypique par rapport à la moyenne de la population dite « normale ».

 

C’est aujourd’hui une sorte de question philosophique chez certains : qu’est-ce qu’un geek ? La définition actuelle la plus admise consiste à expliquer qu’il s’agit d’un individu ayant une passion déraisonnée, généralement pour l’informatique, les jeux-vidéos, parfois les mangas, comics ou le cinéma. Cette définition foireuse recoupe-tout n’est pas la même de celle d’il y a dix ans, qui n’est pas la même de celle d’il y a cinq ans, n’est probablement pas la même de celle que donneront nos enfants, et reflète admirablement bien la problématique de ceux qui la proposent : un cruel manque d’identité.

 

Anglicisme désignant une personne passionnée, parfois de manière intense, par un domaine précis. Il s’emploie entre autres dans le domaine de l’informatique ainsi que dans celui de la science-fiction. - Wikipédia

 

Le geek regrouperait donc les otakus, furieux adorateurs de ce qui touche de près ou de loin au manga et à l’animation japonaise, les cinéphiles, férus de cinémas, les anciens geeks-nerds de l’époque où les deux termes désignaient peu ou prou la même chose à savoir les fous de science informatique et de jeux vidéos, et les bédéphiles orientés bandes dessinées américaines plus particulièrement. Un terme unique qui rassemble donc des individus n’ayant parfois rien à voir, même s’il est rare qu’ils ne retrouvent pas sur au moins un point car les associations sont évidemment légions.

 

Alors on dit facilement du boutonneux à lunettes jouant à l’ordinateur dans sa cave que c’est un geek. Quoi penser du sportif au succès social annonçant fièrement qu’il est un geek puisqu’il a téléchargé et regardé une série américaine entière en faisant une nuit blanche au lit sur son ordinateur portable ? Quoi penser du cinéphile amateur de vieux westerns ou de films historiques ? On dira généralement que le sportif n’a pas pour habitude de passer ses nuits à regarder des séries ce qui le déclasse des geeks – alors que le même il y a cinq ans n’aurait pas porté à hésitation. On fera remarquer que les geeks typés cinéphiles le sont plutôt pour les films de super-héros ou d’horreur. En somme on trouvera autant d’exceptions que d’exemples à la règle.

 

Le terme de geek ne signifie plus rien de façon formelle. Il s’apparente à un diagnostic impossible à prouver scientifiquement par un examen unique et posé devant un faisceau d’arguments. Mais la perte de cette formalité ne se fait pas sans mal puisqu’il suffit de lire les fora sur internet pour s’apercevoir que beaucoup ne savent plus où se situer, et les réactions sont radicalement différentes selon la vision du geek adopté par chacun.

 

C’est en cherchant à répondre même vaguement à cette question insoluble que je me suis retrouvé devant quelque chose de plus captivant : comment en est-on arrivé là ? Cette perte d’identité, car il s’agit bien de cela selon moi, prend sa source sur l’évolution de la génération et la rapidité du succès qu’elle a rencontré.

 

Ce qui est extrêmement intéressant avec les premières générations geek, que l’on va pour le confort de l’article délimiter arbitrairement entre les débuts passionnés de l’informatique joueurs d’Atari et ma propre génération ayant grandi avec une manette de Nintendo greffé aux mains, c’est une évolution accélérée. Je doute que les geeks soient une grosse exception en comparaison de plusieurs sous-groupes culturels avant eux – les rockeurs, les punks… étaient eux-mêmes une catégorie relativement rejetée à la base avant de devenir appréciés et considérés par la suite. Cependant, la façon dont cette évolution s’est réalisée sur une courte durée et concernant des personnes ayant une nature à aimer l’introspection a poussé à se poser des questions très vite.

 

Le postulat actuel est manichéen : d’un coté, les geeks se sentant toujours asociaux et « rejetés ». Notez les guillemets, on ne parle pas d’autistes non plus. De l’autre, ceux ayant au contraire le sentiment d’avoir « gagné », de faire partie de la culture dominante. Et comme d’habitude avec un postulat aussi noir et blanc, la réponse est vraisemblablement grise.

 

On est une déchéance de la société, des enfants refusant de grandir. On se bloque à l'intérieur, on n'aime pas la vie, on aime consommer parce que ça nous rassure, on reste chez soi parce qu'on est protégé. On a pas trop envie de vivre des trucs. Mais on n'est pas pire qu'un footballeur qui attend tout les dimanches pour jouer au foot. [...] Le truc c'est de le faire avec intelligence. - Davy Mourier

 

On peut facilement s’étonner d’imaginer un coté « gagnant » de la culture geek. Pourtant, à y prêter attention, les arguments ne manquent pas. Alexandre Astier, que j’ai déjà très positivement présenté, résume assez bien cette situation en évoquant la cible des nouveaux films à succès voire des messages publicitaires. Spider Man, The Dark Knight, Iron Man, The Watchmen, V for Vendetta, 28 jours plus tard, Shaun of the Dead illustrent une orientation marquée du retour des super-héros et des zombies au cinéma, domaines à forte consonance geek. Ajoutons le succès incroyable de l’industrie du jeu-vidéo dont, rappelons-le une fois de plus pour donner forte impression, le chiffre d’affaire dépasse celui du cinéma –du moins, les sorties en salle- et qui est très largement passé dans le domaine de la culture générale. On pourrait y ajouter l’extension de l’anime japonais et du manga, dont la France est, je crois encore aujourd’hui mais il faudrait confirmer, le deuxième consommateur après le Japon. Il est difficile d’imaginer aujourd’hui des traductions comme celles qu’eut Ken le Survivant, ou une campagne politique visant à freiner voire interdire des œuvres, comme le tentât Ségolène Royal dans les années 90. Encore que certains n’hésitent pas à se ridiculiser dès qu’il s’agit d’internet qui, décidément, attire tout les trolls, même les politiques. Enfin on peut ajouter qu’aujourd’hui, la majeure partie de la population est équipée informatiquement et que même les plus réfractaires de nos parents ont dû, bon gré mal gré, se mettre aux technologies qu’ils refusaient – souvent avec d’excellentes surprises, d’ailleurs.

 

Ce sentiment de succès est exacerbé par l’une des bases du geek moyen, et ce, pour une fois, quelque soit l’âge ou le thème : son envie de partager sa passion, ses connaissances et son enthousiasme. Si l’un des buts d’une génération est de partager ses passions, il est tout à fait légitime qu’elle se sente victorieuse lorsque ses codes et références deviennent presque des standards.

 

Et c’est ici que le bât blesse. C’est ici qu’on retrouve à mon sens l’origine de tout les « problèmes ».

 

Plutôt que de parler de partage, il me semble plus approprié de parler d’une dilution de la culture geek dans la culture populaire. Cette dilution, cette appropriation, s’est réalisée en trop peu de temps pour être universellement acceptée sans heurts parmi les anciens geeks qui se retrouvent brusquement dépossédé d’une culture qui leur était propre et faisait d’eux ce qu’ils étaient. On pourrait presque parler du syndrome des soldats n’arrivant plus à s’adapter à une vie normale de retour de guerre, toute proportion gardée. Ce vol est d’autant plus violent que, comme tout groupe exclu, ces valeurs étaient défendues contre une adversité qui, longtemps, a consisté à les stigmatiser. Rappelez-vous les rôlistes satanistes, les dangereux gamers psychopathes et les animes japonais rendant les enfants autistes et débiles. Presque du jour au lendemain, tout cela s’effondre. D’autant plus violent également car cette ancienne adversité s’approprie la caractéristique « geek » autrefois défendue contre elle. Une nouvelle idéalisation qui rend geek ce qui était auparavant « non-geek ».

 

Cette perte d’identité à travers une dilution trop rapide provoque quelques épiphénomènes immanquables. D’abord, les vieux geeks que l’on nommera « hardcore » et qui ne se perçoivent  pas dans cette nouvelle majorité ne sentiront clairement pas ce sentiment de victoire et d’optimisme, mais plutôt une hypocrisie ambiante et un sentiment non plus de rejet mais d’isolation. Ce qui, à tout bien réfléchir, est pire : le rejet est certes brutal mais permet d’avoir quelque chose à affronter. L’isolation est plus pernicieuse car créée par le seul individu sans intervention extérieure, et donc moins violente mais pas moins douloureuse, peut-être plus. Les réponses paraissent alors logiques, allant d’un mal-être à une attitude élitiste méprisante. A l’opposé, les plus jeunes qui sont nés ou ont grandis dans l’ère où la culture geek est devenue populaire : sont-ils eux-mêmes geeks ou pas ? Si les hardcore ont bien du mal à trancher d’une façon générale, les concernés eux-mêmes ne savent pas bien où ils en sont : certains hurlant à qui veux leur fierté d’en faire partie, d’autres au contraire, plus rares cependant, réservant à cet adjectif le même sort péjoratif qu’il avait dans les années 80-90.

 

Euuuuh... - Sébastien Ruchet

 

Aujourd’hui donc, être geek n’est pas quelque chose de standardisé. Ce que l’on a décrit comme une communauté s’est disloqués en plusieurs sous-groupes trop différenciés pour ne former qu’une entité. Bien souvent, maintenant, c’est comme dit précédemment un faisceau d’arguments et d’appréciation personnelle qui décidera si, oui ou non, l’on est considéré comme « geek » ou pas.

 

En tout cas, cela fait cinq fois que je tente de faire une conclusion en extrapolant sur l’avenir de cette communauté et que j’efface. Va-t-elle comme je le pense disparaître au profit d’une culture générale plus portée sur ses valeurs ? Il est aussi possible qu’au contraire la dilution agisse comme une sorte de filtre et qu’un noyau ressorte. Voire même, que tout n’est qu’un effet de mode prolongé et qu’on retournera aux mêmes jugements de valeur d’il y a quinze ans.  C’est possible après tout, cet engouement des sociétés pour les geeks étant surtout dû au fait que contrairement à ce qu’on souhaite nous faire avaler, ce sont de sacrés consommateurs.

 

Mais quand on parle d’eux, difficile de faire quelque chose d’unidirectionnel, concis, et pas ridicule… Du coup, je recommande le documentaire passé sur Canal + nommé « Suck my geek », très instructif, très intelligent, très dynamique. On le trouve sur les bonnes boutiques de l’internet assez facilement.

 

 


PS : J'exclus plein de catégories de geeks et j'emploi des gros clichés mais c'est assez nécessaire pour simplifier au maximum le message et être un minimum généraliste. Désolé d'avance cependant.

Rédigé par Youe

Publié dans #Dixi

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Commenter cet article

raspy 27/06/2010 00:37


Je ne suis pas d'accords avec toi sur de nombreuses choses..

Par exemple la liste de film que tu cites n'est pas pertinente, car avant il y a eu des superman, une série batman, des films de zombie italiens etc etc. La forme et le fond de ces "produits"
"geek" n'étaient pas tellement différents de ce qui ce fait aujourd'hui. Tout le pan de la culture cinématographique qu'on impute au geek c'est juste du "bon" cinéma populaire avec parfois un
message politique (pour l'exception Romero par exemple). Toujours sur le cinéma, et en particulier les zombies et l'horreur, je pense que cette culture, cet héritage geek ; il est fictif. Parce que
pour avoir vu un grand nombre de ce type de film, je peux te dire que le "geek" lambda n'y connait rien. D'ailleurs les accros à ce cinéma d'auteur se nomment eux même plus volontier freaks que
geeks.
Cette assimilation du zombie et de l'horreur au geek vient à mon sens de la culture pulp américaine.
Je terminerais l'aparté ciné sur le cas représentatif de tarantino qui est l'un des réalisateurs phare de la tendance dites "geek". Quasiment la totalité de sa filmo est une référence ou un remake
à quelque chose d'autre. Or combien de geek ont vu Baby Cart après Kill Bill (l'apothéose de tarantino du point de vue de la critique spécialiste et publique), et combien diront avec sincérité que
la source d'inspiration est bien meilleur ? De ce simple constat, moi je tire la conclusion qu'il n'y a pas de victoire de la culture geek, j'y reviendrais plus tard.

Ensuite, un critique sociologique du mouvement geek, elle dépend intiment de la société que tu étudies. Ici la france.
Peut etre le seul pays qui a cumulé autant de freins, non pas à la culture geek, mais à la culture populaire de l'imaginaire. Les auteurs de sucks my geek sont très concis et clair sur le diktat de
l'élite gauchiste quant à ce qu'est la culture populaire.
Le problème viens peut etre que le comic, le manga, le jdr etc sont venu en tant que produit d'importation dans une france qui n'avait pas subit les mutations nécessaires à l'acceptation de ces
sous cultures (le premier boom comic c'est celui de 1940, le manga arrive dans un japon qui se cherche, star trek arrive et bouscule le puritanisme et l'apartheid). Car bien sur, en france, on sait
tout mieux que tout le monde, cqfd.

Quand à l'aspect jeux vidéo. Je pense que c'est vraiment là où l'analyse purement geek se retrouve dans une impasse, car la encore on est dans le fictif. Actuellement, entre nintendo qui surfe
indéfiniment sur le sentiment de nostalgie, les grosses production blockbuster sans âmes, et le casual. Il ne reste finalement que les mod et les developpeur indé sur steam et le xbalive/psn pour
faire réver le geek.
Encore une fois il faut regarder ce qui s'est passé au japon ou on stats. Dans ces deux "pays" le jeu vidéo était pratiqués en masse en arcade et salle de jeu. Au japon c'est devenu l'équivalent du
cinéma : un lieu au il y a de l'offre pour tout les gout et toute les cibles, donc ce qui est geek ça n'est plus lejeux vidéo mais des sous genre bien précis (le versus fighting par exemple).
Mais est ce que pokemon est une victoire geek ? Ok, c'est du nintendo et c'est du marketing. Est ce que Call of Duty c'est une victoire geek ? Est ce que FIFA c'est une victoire geek ?
Absolument pas, car ces produits n'ont finalement rien à voir avec le jeu vidéo d'il y a 10 ans, d'il y a 20 ans. Celui pour lequel on fantasmait sur ses évolutions, le jeu vidéo derrière lequel il
y avait des mecs avec des tripes.
De la même manière, est ce que Mary à tout prix, les mensuel féminin du genre Biba, et les sextoy sont des victoires de la révolution sexuelle ?


Pour terminer, combien de geek aujourd'hui font l'effort de s'intéresser à autre chose qu'au hype internet du moment, à la serie à la mode, combien savent encore ce qu'est un jdr sur papier,
combien ont déjà joué à un autre jeu de société que le monop ou jungle speed ? combien ont réellement la culture qu'ils prétendent avoir ?
Alors, oui, je sais, la culture geek c'est quoi ?
Pour moi ça n'est pas une histoire de culture mais de curiosité, or c'est quelque chose qui se perd de plus en plus, ou qui se dilue de plus en plus.

Pour moi le geek en france, c'est le punk, le gothique et le métaleux des années 2000.


Youe 27/06/2010 13:02



Bon de base tu me fais chier parce que je n'aime pas écrire dans les cases si étroites réservées aux réponses aux commentaires. Et à la levée du lit, en plus. Je me permet donc en prélude de te
traiter de sale joueur de cartes de suceurs de sang.


 


Déjà le fond de l'article n'est pas de cibler ce que sont les geeks puisque je stipule dès les premiers paragraphes qu'ils ne sont soit plus rien soit tout le monde. La culture geek, c'est quoi ?
Tu poses la question, j'ai renoncé à y répondre avec précision. Et effectivement si tu classes les punks et les gothiques parmi les vrais geeks on ne sera pas d'accord même s'ils partagent à mon
avis la même évolution.


 


La question majeure de l'article étant de savoir pourquoi on en arrive à se demander cette question, ce qu'est un geek, pourquoi c'est si difficile d'y répondre et pourquoi certains en ressentent
un certain malaise.


 


En résumé tu cibles le fait que les productions geeks actuelles sont très marketing et éloignés des références et des fonds du geek d'il y a vingt ans. C'est ce que je précise dans mon deuxième
paragraphe, et dans dix ans ce sera sans doute encore différent.


 


C'est peut-être vrai, peut-être pas. Je ne me demande pas s'il est justifié d'appeler "geek" des gens ou des produits qui n'ont pas la culture du jeu de rôle des trentenaires qui dans leur
enfance étaient obligés de se cacher dans des caves en discutant du profond message politique de Romero en précisant qu'ils ont infligés 2D6 de dégâts de feu avec leur hache magique. Si l'on
considère en exagérant ta version du geek, celui-ci se limite à Pac-Man, à la première version de Donjons et Dragons et aux films de série Z inconnus du public, il est déjà mort depuis longtemps
et on ne devrait plus en parler. Ce dont je ne suis pas d'accord.


 


Pour Astier oui, les nouveaux films de super-héros, de zombis, les remakes de Star Treck, sont des victoires de geek. Tout simplement car il s'agit de super-productions aux budgets colossaux
dont, pour la première fois, la cible est clairement la génération qui a grandie en lisant des comics de Spider-Man en cachette au lycée ou adorateur d'un équipage en pyjama. Les anciens films
visant plus ou moins volontairement la même cible n'étaient que des petites production confinant parfois à l'amateur et connues de peu de monde. Bon évidemment tu tu fais ta fouine tu trouves
plein de contre-exemples, genre Star Wars qui a un public à la fois geek et de masse, c'est toute la difficulté de parler en termes généraux d'une population parmi les plus mal définies.


 


Là, sans chercher à juger de la qualité ou de la profondeur des oeuvres, pour le même genre de film et pour la même cible on attribue des campagnes de publicité faramineuses et des budgets
titaniesques. Le geek est devenu l'une des cibles numéro un d'Hollywood qui étale ses références à un public incomparablement plus large que les premier films de Romero ou de Burton (qui sont
passées du statut de "bizarres" à celui de "géniales" en quelques années). Idem pour les jeux vidéos, devenus une des premières industries de divertissement de la planète. Les plus grosses sommes
sont réservées au public geek qui se contentaient longtemps de quatre disquettes codées en trois jours qui se passaient dans le feutré en fac.


 


Quand aux questions que tu poses, je les trouves peu pertinentes dans la cadre de l'article. Un geek né dans les années 70-80 connaîtra tout ça. A l'inverse, quelqu'un considéré aujourd'hui comme
geek mais né dans les années 90 connaîtra par coeur l'histoire d'Halo, connaîtra sur le bout des doigts les jeux Pokémons... Les valeurs ne sont plus les mêmes.


 


Tu conclue en parlant de la curiosité qui se dilue de plus en plus, je conclue en affirmant que la culture geek se dilue de plus en plus. On se fait un bisou ? (mais tu te rases d'abord).



corvus 26/06/2010 16:06


article assez complet et très instructif bravo youé. Il est vrais que aujourd'hui certain mots sont utilisé pour exprimé tout et sont contraire comme geek. je trouve cela dommage car cela montre un
appauvrissement du vocabulaire des gents en général selon moi.


Third 26/06/2010 12:19


Interessant ce que tu stipule. J'ai d'ailleurs parler de la culture geek dans mon master, il y a quelques années( une étude linguistique du langage de l'informatique qui nécessitait un préalable et
nécessaire éclairage sur les usages et les personnes se manifestant sur les réseaux de jeu). Etre un geek il y a 10 ans n'a pas le même sens qu'être geek maintenant, je vais jouer un peu mon
linguisticien, il y a eu depuis récemment un glissement de sens du terme "geek" au début le geek était le fou furieux ne bougeant pas les yeux de son écran d'ordinateur et avait donc une
connotation négative, mais petit à petit, le terme a glissé vers l'aspect "sympathique" d'une certaine addiction à l'informatique ou aux jeux vidéos pour enfin se retrouver utiliser pour les férus
de mangas, les cinéphiles de tout poils etc... Il est maintenant plus un terme générique désignant un peu tout ce qui a attrait à un intérêt prononcé pour une forme de contenu culturelle ( ou
plusieurs). il y a un autre facteur de problème pour la compréhension de ce mot désormais, c'est qu'il est sorti de son milieu d'origine et est désormais utilisé par une population ne connaissant
pas son sens premier d'où son glissement de sens. Ainsi le geek ne désigne plus nécessairement un rageux de son domaine mais quelqu'un de féru et d'intéressé. Pour les jeux vidéos le terme geek ne
convient plus au "rageux" des jeux vidéos, on lui préfère le terme "nerd" qui lui a encore gardé son emploi spécialisé et désigne un joueur hardcore et passionné.

Le terme geek pour finir a l'aspect positif de faire accepté une cible que jusqu'ici on excluait pour leurs passions exclusives de la manne des consommateurs, maintenant l'aspect "geek" peut-être
un label pour vendre tel ou tel produit. A voir si on doit s'en désoler ou s'en réjouir. Pour ma part ( qui suis féru de jeux vidéos) cela à au moins contribué a arrêter la diabolisation de cette
forme d'expression artistique et culturelle. Les joueurs, les cinéphiles rétros fan de Star Trek ou le collectionneur de figurines est maintenant une cible et non pas, un consommateur à part et
surtout pas un être différent que son addiction rend forcément associal et inaccessible. C'est le bon point, les geeks ne sont plus issus d'une tare génétique et vu de façon péjorative par leurs
confrères "normaux".
Voilà c'était long mais ça m'a permis de faire illusion d'intelligence pendant 1 minute. :p

PS: J'ai fini tout les megaman classic et X, sauf le X7 que j'ai pas trouvé >< . J'attaque maintenant les castlevania DS, c'est le velvet qui m'a donné envie ^^


Youe 27/06/2010 12:24



Depuis peu on emprunte même le terme anglais de "Gamer" pour recentrer le "geek de jeu vidéo".