Mangez-moi ce poulet à l'orangimba !

Publié le 9 Décembre 2009

Bonjour et bienvenue dans Mange mon Geek, l'émission qui nourrit ceux qui se nourrissent de jeux vidéos ! C'est par cette introduction galactiquement ... galactique que le dénommé Monsieur Poulpe, dont le vrai prénom est Gédéon, commence sa célèbre émission de cuisine loufoque. Une émission arrêtée mais dont on peut voir les occurences sur certains sites de streaming et surtout en s'abonnant à Nolife dont la publicité abonde les fora et les sites ayant une tendance geek ou otaque et donc inutile d'en parler plus ici.

Les recettes font rêver : le riz au coca, le vomi de Noël... Si les émissions sont hilarantes (mais vraiment), on émet tujours un doute sur le coté comestible des plats présentés. Même si le présentateur le mange toujours sous l'oeil unique de la caméra, on se demande s'il ne s'agit pas d'une cascade. J'avais des doutes, moi aussi. Jusqu'à ce que je lise Nashi (on peut cliquer sur son pseudo et on se retrouve sur un donjon avec des piafs). Et d'apprendre qu'il a fait son riz au coca, et qu'il a trouvé ça bon.

Alors pourquoi ne pas essayer soi-même ? C'est parti pour le poulet à l'orangimba. Ca tombe bien puisqu'il est une heure du matin, que je n'ai jamais cuisiné de poulet, que je suis une bille en cuisine (pourquoi vouloir faire revenir des oignons qui ne sont jamais partis ?) et que j'arrive parfois à rater même de simples pâtes au beurre.

Un concept étonnant aussi puisqu'à moins d'avoir une télécommande pour son ordinateur on est quasiment obligé soit d'apprendre par coeur la recette, soit de sans cesse faire des allers-retours entre sa cuisine et sa machine avec les enceintes montées bien haut (comme ta soeur). Allez. Donc il me faut...


Faire ma vaisselle. Quand je dis "faire" c'est pour être sympa car en réalité il s'agit plutôt de "tuer" ma vaisselle étant donné que certains ustensiles ont développés une vie propre basé sur la survie en fonction de ce que je jette dans l'évier. Les dominants sont au dessus, et les dominés, destinés à mourrir, se trouvent au fond, sous-développés, recroquevillés et privés de soleil. Alors je devrais avoir honte de montrer une cuisine pareille et pourtant non. Parce que je sais qu'il y a des gens qui voient ça sur leur écran et qui sont comme moi. Et moi quand je vois une cuisine comme la mienne sur Internet, ça me rassure, je me sens moins seul. Donc, par geste d'utilité publique, je montre ma cuisine dans son état infâme.

Après quarante minute d'utilisation intensive de produit de cuisine, de javel, d'éponge, de toilettes et de napalm, j'ai une nouvelle cuisine toute neuve. Ce qui est chouette c'est que dans deux mois elle ressemblera de nouveau à la photo.

A une heure et demi du matin il est temps de commencer le poulet. D'abord, réunir les ingrédiants. A noter que pour ressembler au maximum à mon idole Monsieur Poulpe, dont le vrai prénom est Albert, j'ai choisi de masquer les marques sur mes photos. Par exemple je ne citerais pas la marque du riz, qui commence par Oncle et qui finit par Ben. Heu...


D'ailleurs l'oncle nous ment. il m'a annoncé une vingtaine de minutes pour la préparation du riz, alors qu'il n'en a fallu que quinze. C'est inadmettable. Bref, ensuite il faut préparer le poulet en fines tranches. C'est déjà beaucoup me demander que de faire des machins fins. La recette nous demande deux filets, je n'en prends qu'un car comme vous l'avez peut-être remarqué sur mes vidéos, si on doit classer les geeks en gros moches et gras d'un coté et anorexique moches et secs de l'autre, je fais parti de la seconde catégorie.

D'entrée de jeu je me plante dans les ustensiles et je fous l'orangimba dans la casserole et le poulet dans la poële. De même j'ai pas beaucoup de couverts mais que nnonobstant nenni, ici on est débrouillard on fais avec le matériel qu'on trouve. Un peu comme dans une forêt mais en moins hygiénique. Ce qui nous donne ceci.


Donc en haut à gauche c'est le riz qui se prépare tout seul, il est grand. Et en bas, sur la grande plaque qui met dix ans à chauffer avec le couvre plaque blanc dessus  y'a l'orangimba, et sur la petite plaque qui chauffe trop et trop vite on a le poulet du chef dans sa poële. Alors au niveau des durées de cuisson j'ai fais de l'improvisation parce que bon évidemment le feu doux quand on a des plaques électriques... Huhu. Pour information l'orangimba qui bouillote ça donne ça et c'est drôlement appétissant, on dirait un peu un chaudron de sorcière mais en plus jaune.


Donc après quelques attentes pour dorer un peu le poulet... ce que je ne sais pas faire, enfin j'ai vaguement compris qu'il fallait qu'il ai l'air mangeable... Hop il est temps de mettre la volaille dans l'orangimba. J'ai pas mis la canette entière du coup, juste les trois quarts. Après encore quelques minutes, hop bis, on prend l'orange qu'on avait découpé  n'importe comment et plouf, dans la casserole. Et oui j'ai dû switcher de plaque parce que je maîtrise pas la grande plaque. C'est trop pour les grands et mes parents ne sont pas là. Monsieur Poulpe, dont le vrai prénom est Gwendoline, n'est pas là non plus. J'en suis attristé.


J'ai laissé une ou deux minutes les oranges dedans à la place des quelques secondes normalement requises parce que seulement quelques secondes, je vois pas l'intérêt. D'ailleurs je me rends compte à cet instant qu'on a mis un vent à l'oignon. Pas grave. Et, enfin, je peux retirer le tout dans une assiette et ça ressemble à ça :













Et bon, ça m'apparaît pas super. Mais après deux allers et venues supplémentaires pour recharger la page de Nolife et se caser sur l'instant où on voit le résultat de Monsieur Poulpe (dont le vrai prénom...) en fait ça ressemble vachement. Alors je saupoudre de riz que j'ai curirarisé entretemps et de suite ça fait fête !

Reste la dégustation.

Evidemment c'est spécial. Le plus particulier c'est de manger du poulet et des oranges en même temps. A ce propos, une demi-orange pour un filet de poulet c'est trop, un quart sufit. En dehors de ça, c'est assez bon. Le goût vague de l'orangimba n'imbibe pas trop le poulet et le riz coupe aussi un peu l'acidité. Je sais pas comment l'exprimer mais tout les ingrédients vont dans la même direction, le mélange est donc réussi. Et ça cale. Ca cale sa mère même. Side-effect : on a pas super envie d'orangina juste après. Etonnant non ?

Rédigé par Youe

Publié dans #Varietas

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Commenter cet article

Ruxhart 10/12/2009 20:11


Il n'y a pas à dire, entre la vaisselle vivante, les présentateurs aux noms multiples, les recettes improbables au goût inattendu, la cuisine, c'est une aventure.


Youe 10/12/2009 22:57


Je te recommande vraiment les émissions "Mange mon Geek" que tu trouves en cherchant un peu, elles sont vraiment bien.


vente vin 09/12/2009 09:13


Ca semble extra !!!