Old Republic

Publié le 18 Septembre 2011

Classiquement je réservais ce « marathon Star Wars » pour faire une revue rapide des différents jeux de la célèbre licence en ma possession. Il s’avère cependant qu’un jeu va bientôt poindre son nez et il me semble tellement justifié de le classer dans cette catégorie.

 

The Old Republic, donc, le prochain jeu massivement multi-joueurs annoncé en grandes pompes par Electronic  Arts qui est, rappelons-le, l’un des deux démons du jeu vidéo, avec Activision-Blizzard. C’est certes un nouveau jeu, mais pas un nouvel univers, et je ne fais même pas référence à la saga dans son ensemble mais bien au studio de développement responsable : Bioware. Bioware qui a travaillé sur Knights of the Old Republic et qui en réalisant ce jeu a créé bien plus pour l’univers que toute la série Clone Wars réunie. Ces gens font partie de ces boîtes qui ne se servent pas d’une licence mais la servent. Pour les fans, c’est évidemment un véritable petit bonheur.

 

Je ne vais pas épiloguer sur ce futur titre qui se révèle ma foi fort intéressant. Avec les jeux massivement multi-joueurs, les développeurs ont toujours e à leur disposition un outil narratif au très gros potentiel mais inversement proportionnel quand à la facilité d’utilisation. Créer une histoire impliquant des dizaines de joueurs et la permettre d’évoluer tout en restant accessible aux nouveaux venus n’est pas chose aisée et du coup, souvent ratée. En général on se retrouve en fin de jeu avec une histoire soit bâclée, soit gâchée. World of Warcraft accumule les résurrections d’anciens dieux et de dragons éternels, Guild Wars Vanilla proposait une histoire sommaire et impersonnelle dont le sentiment d’accomplissement était absent. Wrath of the Lich King commençait déjà quelque chose dans le bon sens : une quête plus personnelle pour devenir chevalier de la Mort, et une narration plus pensée. Les joueurs n’étaient pas nécessairement toujours le héros principal mais il l’accompagnait en toute occasion et partageaient avec lui le souffle épique. Il suffit de regarder la bande annonce de cette extension en particulier pour entrapercevoir une histoire, sinon originale, au moins prenante : plusieurs protagonistes dont le charisme ne se résume pas aux détails de leurs armures, des enjeux tangibles et perceptibles, des tragédies. L’exact inverse de Cataclysm, en fait – dont la base est : « le méchant dragon noir se réveille une septième fois ». C’est sur cet aspect narratif que Bioware m’a capturé dans ses filets. Vos réponses lors des dialogues et décisions n’influenceront fondamentalement, certes probablement pas le cours de l’histoire globale, mais la façon dont vous la percevrez. Le script est très clair là-dessus : vous devez vous sentir le héros de votre saga, et pas le cent troisième pékin à demander au personnage non joueur sa mission de ramassage de groins de [Porcs des Collines Barbus]. Cinématiques, mises en scènes, dialogues intégralement doublés, tout est mis en œuvre pour vous immerger. Diable, la simple idée d’avoir des personnages non joueurs alliés qui vous accompagnent durant votre voyage et qui chercheront à vous influencer, que vous pourrez influencer, avec qui vous pourrez avoir des romances voire des duels à mort en cas de profond désaccord exprime avec la finesse d’un mammouth myope cette capacité de se sentir « dans »  une aventure. Une longue aventure puisque chaque classe de personnage, outre bien entendu l’histoire générale, bénéficie de deux cent heures estimées de quêtes propres, rien qu’à elle. Multipliez par les huit classes de personnages, cela nous amène, pour des histoires qu’on peut tout à faire découvrir en solitaire, pas loin de 1600 heures de jeu.

 

Vous l’aurez compris, on me trouvera assurément sur l'un des servers, joueur contre joueur de préférence. Peut-être pas dès la sortie, mais j’y jouerais – à prononcer avec la voix du type déterminé. L’occasion de s’échanger des pseudonymes si vous êtes de la partie. Maintenant vient le choix ultime de tout joueur : son allégeance, et sa classe de personnage. En ça, Old Republic reste bien dans les clous et, à l’instar d’un World of Warcraft, propose deux factions, chacune avec quatre classes primaires dont deux classes d’utilisateurs de la Force. L’allégance vous proposera de rejoindre officiellement la République Galactique, la paix et toutes ces conneries, ou l’Empire Sith, pour les couillus. Votre serviteur rejoindra l’Empire Sith. Non pas nécessairement parce que les méchants sont plus stylés, les deux gouvernements proposant chacun de quoi se faire plaisir aux yeux, mais parce que votre serviteur en a raz la nouille d’encore et toujours défendre une République qui m’apparaît de plus en plus comme une incompétente pleurnicharde. Vient le choix de la classe. Et là, ça fait drôlement mal. Contrairement à World of Warcraft où ce fut vite fait – la magie c’est l’arme des gens de bon goût, vive les Mages – ici chaque possibilité donne envie. Aucune ne laisse vraiment indifférent. On adore celle-ci, mais telle autre vous fait sacrément de l’œil. La raison est à la fois simple et évidente : les artistes se sont ouvertement inspirés de personnages cultes des films Star Wars. Si vous avez envie de jouer cette classe, c’est parce que votre héros favori y ressemble comme deux goutes d’eau. Si telle autre vous fait de l’œil, c’est parce qu’il vous rappelle tel autre protagoniste. Simplissime, efficace. Pourquoi ne pas passer en revue les options confiées ? Commençons par l’Empire.

 

VADDER

LE GUERRIER SITH

 

Le guerrier Sith est ce que serait Dark Vador dans ce jeu. Grand, imposant, invulnérable, c’est le chevalier noir qui domine les armées et les populations par l’intimidation, la peur et la force. Champion inégalé du coté obscur, il avance d’un pas sûr sur le champ de bataille où sa seule présence signifie une victoire impériale contre laquelle toute résistance est futile. Cette formidable machine à tuer préfère profiter de son pouvoir plutôt que le mettre au service des autres et occupe souvent des postes importants dans la hiérarchie militaire ou dans la noblesse.

 

Le guerrier Sith est mon petit préféré. Surtout dans les jeux Bioware où incarner un méchant, même radical, est toujours aussi bien récompensé que de sauver le monde, et c’est même souvent plus amusant. Vador représente le Chevalier Noir ultime, pour plusieurs générations il reste même l’incarnation du Mal, et dieu sait si cette catégorie surplombe de charisme toutes les autres. A noter qu’il pourra se jouer de deux manières : soit devenir une véritable machine, ressemblant du coup drôlement à son mentor et indestructible sur le champ de bataille, ou bien il pourra s’armer d’un deuxième sabre laser et d’une armure plus légère pour certes être plus vulnérable mais devenir en contrepartie un broyeur plus efficace. Pour plus de jouissance, se passer la Marche Impériale à chaque assaut important.

 

Le fantasme de l'incarnation de Vador remonte à loin, sans doute aussi loin que la sortie du premier film. Tout inspire la peur et l'angoisse chez cet homme moitié machine, de sa lourde et rigide démarche et son souffle connu du monde entier jusqu'à son style d'escrime, lent et puissant. Vador est le premier Ennemi tangible de la guerre des étoiles, apparaissant avec les premières forces impériales dès les scènes d'ouverture. Il garde les traits impersonnels et mécaniques d'un Empire Galactique qui dénie toute individualité, comme le démontrent si bien les Stormtroopers tous identiques et le Seigneur Noir sans visage et au casque mi-samouraï, mi-tête de mort, et il n'est même pas à la tête des forces militaires de cette tyrannie, mais il se dégage de lui qu'il sera l'adversaire à affronter, bien plus encore qu'un empereur inexistant ou de vieux amiraux de flottes spatiales. En y réfléchissant et en excluant les robots c'est même le premier protagniste que l'on voit à l'écran, chronologiquement parlant.

 

La prélogie a affaibli le mythe de Vador, dont les origines mystérieuses participaient grandement à la force de ce personnage. Elle néanmoins mit l'accent sur une particularité qui différencie les Jedi et les Sith. Si les Jedi s'interdisent de devenir esclave de leurs émotions tels que le haine ou la vengeance, ils se méfient et bannissent tout autant l'amour. Or, ce dernier est un puissant moteur de l'humanité. De là à voir les Sith finalement plus humains que des Jedi, il n'y a qu'un pas. Si certains Sith sont tombés du coté obscur par recherche de pouvoir comme l'Empereur ou pas vengeance comme Maul, d'autres, et probablement pas qu'un peu, ont une origine amoureuse, tel Vador.

 

J’imagine l’histoire personnelle du guerrier Sith le confrontant au coté lumineux et à sa loyauté, comme tout bon chevalier noir se respectant et mis en confrontation avec les actions et les accusations des héros. En tant que champion, sans doute n’apprécit-il que modérément les intrigues sans fin des inquisiteurs du Conseil des Ombres. De manière plus rapprochée, la première comapgnie que vous rencontrerez prendra la forme d'une pirate Twi'leck fort séduisante mais lorgnant dangereusement vers le coté lumineux. A n'en pas douter il s'agira de faire un choix, pas forcément facile. A celui qui influencera le plus l'autre.

 

Le guerrier Sith, par l'intermédiaire de Vador, représente l'Ennemi principal de Star Wars et une tragédie  shakespearienne a lui tout seul. De quoi plaire à bon nombre de personne.

 

 

BOBBAFETT

LE CHASSEUR DE PRIMES

 

Ostensiblement copié sur Boba Fett. Ce personnage a l’audace de n’avoir qu’une ou deux ligne de dialogue et devenir malgré tout l’un des plus aimé des fans. Le chasseur de prime a un job et compte sur tous les moyens possibles pour l’effectuer. C’est un débrouillard, un guerrier efficace autant qu’un bon espion ou pilote spatial. Il est seul et il le sait, et il préfère que cela soit ainsi. Il n’a pas vraiment de parti pris dans la guerre mais ses méthodes sont réprouvées par les républicains, et les impériaux paient mieux. Leur indépendance est donc relative dans le conflit, mais au moins n’ont-ils pas à répondre à la hiérarchie militaire. Ils cherchent un contrat et l’honorent. Plus important les chasseurs de primes, en particularité les anciens mandaloriens, ont cette sacrée réputation de « Tueurs de Jedi ». Ces qualités uniques dans la galaxie et cette indépendance les rendent chers à engager et en font des pièces maîtresses utilisées par ou contre les différents cartels et seigneurs du crime.

 

J’hésite encore entre le guerrier Sith et le chasseur de prime. L’idée d’incarner un gars efficace mais indépendant et solitaire me plaît beaucoup. Il fait parti, avec le contrebandier, des deux seules classes à mon sens à réellement être des aventuriers : pas d'attache, pas d'allégeance vraie, pas de rapports à faire, et des voyages constants d'un bout à l'autre de la galaxie en fonction des contrats et des têtes mises à prix. Aussi, j’aime tellement cette idée qu’un homme suffisamment malin et entraîné puisse prendre le dessus sur un utilisateur de la Force. Jango Fett a lui-même tué plusieurs Jedi, certains à mains nues, et s’il meurt comme un moins que rien dans les films – c’est le destin des chasseurs de primes il faut croire – il faut se rappeler qu’il met très à mal Obi-Wan Kenobi. Son clone de fils est un contact privilégié de Vador, et l’univers étendu lui autorise même de sortir vivant d’affrontements avec le Seigneur Noir. Tous les bons westerns ont des chasseurs de prime. Ils ont la classe, ils ont des lance-flammes, ils ont plein de gadget, et ils ont… des jet-packs, sérieusement il vous faut quoi de plus ? Des jets-packs, for fuck sake !

 

La popularité de Boba Fett tient à mon avis en deux positions : son armure et son casque, terriblement attrayant, et le mystère entourant ce personnage dont rien n'est révélé mais tout est dit. Son nom est toujours prononcé avec crainte ou respect, que ce soit par l'intérmédiaire de Han Solo ou de Vador. Ses actions sont silencieuses et calculées, il ne fait pas parti des vilains monologuant trois heures sur ses plans. En fait, on ne l'entend presque pas. Cela ne l'empêche pas de se situer dans toutes les sphères de pouvoir qui l'embauchent : aux cotés du Seigneur Noir à bord de son destroyer stellaire ou au sein de la cour privée de Jabba le Hutt dans son palais sur Tatooine. De fait, si l'on ne sait rien de ses origines ou de ses motivations, on comprend vite à qui l'on a affaire, ce qui est in fine la marque de fabrique de tout les personnages attractifs. Ce qui lui permet de se forger une fan-base vaste, des histoires d'univers étendue à la hauteur, et une place de choix, concrètement ou spirituellement, dans tout les jeux vidéos sortis à ce jour.

 

Sur les forums officiels de nombreux joueurs se demandent en quoi le chasseur de prime est du coté impérial. Outre la raison monétaire, il faut garder à l'esprit que les têtes mises à prix rapportant le plus ne le sont pas par la République mais bien par les cartels des Hutts, donc d'origine criminels. Mais surtout, surtout, là où les foces de police incarnent la justice par la Loi, donc centralisée et encadrée, le chasseur de prime représente la justice personelle, rendue par soi-même en dehors de tout dispositif de loi ; pas de procès, pas d'enquête, juste la justice du plus riche ou du plus influent rendue possible par la gachette facile d'un professionnel. En opposition totale avec un quelconque coté lumineux.

 

J’imagine que l’histoire du chasseur de prime ne sera pas centrée sur l’Empire mais bien sur les triades de la pègre de Star Wars. Les missions pour les différents clans des Hutts seront probablement la clé à des situation périlleuses dont se sortir intact sera un challenge agréable, autant que de devoir se méfier d'autres chasseurs de primes et des trahisons habituelles de ce milieu, presque aussi courantes que celles des Siths. J'avoue en revanche que les personnages non joueurs ne m'inspirent que peu, même si Mako est définitivement sexy. Mais, quand bien même ils ne feraient pas parti d'une histoire solide, ce dont je doute, on a un Jawa avec nous à un moment du jeu. Un jawa, for fuck sake !

 

PALPOUZE

L'INQUISITEUR SITH

 

L’inquisiteur Sith est clairement l’Empereur Palpatine. Capuches, robes sombres, le sabre-laser de ces maîtres du coté obscur n’est finalement pas très utile puisqu’ils préfèrent réserver leur temps à élucider, comprendre et s’immerger dans la Force. Si le guerrier Sith est le « comment », l’inquisiteur cherche le « pourquoi ». Sa quête de pouvoir n’a pas de limite et ne cessera pas tant qu’il n’aura pas compris le Coté Obscur, ses secrets, et donc, compris la nature de la Force. La domination directe des peuples ne les intéresse pas et ils préfèrent tirer les ficelles du pouvoir dans l’ombre, préférant dominer les dominateurs. Tels des architectes ils façonnent, contrôlent et insufflent l’âme de l’empire maléfique que les guerriers Sith aiment contrôler sur le terrain.

 

Ceci est la caste des sorciers, assurément destinée à être très puissante. L’Empereur n’a après tout guère besoin de son arme, sa connaissance des arcanes noirs lui permet d’utiliser la Force à l’état brut. Et quand bien même, l’utilisation de la Force n’est finalement qu’un symbole de faiblesse chez quelqu’un qui est parvenu à régner sur le premier Empire Galactique sans en faire vraiment usage. Les inquisiteurs représentent l’Art de cette menace lointaine mais étouffante, intangible mais palpable. Si le chevalier noir représente un adversaire concret et destructible, l’inquisiteur est à l’origine même du système créant les chevaliers noirs. Les dirigeants de l’ombre d’un empire maléfique sont des adversaires bien plus vicieux qu’un soldat en armure.

 

Il est à noter que Geroges Lucas a déclaré Palpatine comme le Seigneur Sith le plus puissant de l'univers Star Wars. Si ce genre de débat est aussi stérile que de déterminer quel chevalier du Zodiaque a la plus grosse paire d'armures, et que depuis pas mal de temps il devient de moins en moins évident que ce qui fait Star Wars revient au génie mercantile de Lucas, cette déclaration apporte un petit tonus non négligeable au seul personnage présent dans les trois épisodes de la prélogie sans être inintéressant, sous-traité, inexploité ou mal joué. Je ne crois pas que des gens aient vraiment été attirés par un vieillard diforme. En revanche, un diabolique magicien du Mal, entouré de secrets sous une simple tunique noire trompeuse sur l'étendue de ses capacités, il y a de suite plus de monde.

 

Curieusement, là où d’ordinaire j’aime utiliser la magie, l’inquisiteur ne m’intéresse pas. Son rôle me plaît énormément et les éclairs de Force ça change de la traditionelle boule de feu, mais l’Empereur manque de panache en comparaison d’un tout-puissant Vador. En outre les robes pourpres et grises qui constituront la majorité des robes réservées à l'inquisiteur me laissent un peu de marbre. Ils ressemblent finalement trop à Iznogood et pas assez à l’Empereur. Je suppose que leur quête de pouvoir les amènera à découvrir les secrets des holocrons sith et à se tenir au centre d’intrigues politiques intérieures et éthiques de première importance, ce qui devrait se traduire par des choix de trahison à la pelle et de l'exploration d'anciennes tombes de seigneurs sith légendaires à ne plus savoir quoi en faire. Et ça, je l'admet, je suis un peu jaloux, c'était tellement chouette de défier les pièges des tombeaux de la vallée de Korriban dans les anciens KotoR.

 

NAZI

L'AGENT IMPERIAL

 

J’ai mis du temps à chercher un équivalent concret à l’Agent Impérial et pour cause, de l’aveu même des développeurs de Bioware, c’est la seule classe qui ne se base pas sur un archétype retrouvé dans Star Wars. Les fans le savent, l’Empire Galactique a pu compter sur une organisation de renseignements hors-normes, d’espions et d’assassins d’exception disséminés sur toutes les planètes. Mais jamais dans les films ces oiseaux de nuit n’ont été représentés à l’écran. Difficile alors de les trouver vraiment attractif, même lorsque l’on lit leur description officielle. Et puis, un jour j’ai compris. Les agents impériaux ne sont ni plus ni moins qu’une forme d’organisation SS.

 

Ce sont en effet des soldats d’élite triés sur le volet et représentés comme l’idéal d’un Empire tyrannique. Ils effectuent des missions de renseignement, d’assassinat et de purge au sein de leur propre faction. Ils démantèlent les politiques extérieures pour favoriser le soutien envers l’Empire, et sont parfois déployés en commando si une mission se révèle délicate. Ils forment ce que l’Empire fait de mieux en dehors des utilisateurs de la Force, et l’idéal des sujets que l’Empire souhaite finalement gouverner.

 

Et curieusement, depuis, ils m’intéressent. Loin de moi l’idée d’aimer incarner un officier de la Gestapo, mais leur rôle au sein du jeu fait tout d’un coup bien plus sens. Si l’on se contente de la description de Bioware, il n’est pas aisé de se représenté l’agent comme faisant parti de la faction des méchants. Protéger le peuple, chercher à faire dominer son gouvernement sont des valeurs partagées par la République. En revanche, dès lors qu’on les imagine dans le rôle d’officier SS, impossible de les rattacher au moindre acte fondamentalement noble. Et ils se créent alors de façon très naturelle une place chez l’Empire qui, quelque soit celui dont on parle - Empire Sith, Empire de Revan, Empire Galactique - reste toujours une sorte de transposition des idéologies du troisième Reich.

 

Il est à parier qu’ils joueront le même rôle que les officiers SS mais en version soft, public oblige. Protéger des populations impériales mais mettre le feu à un village refusant de se soumettre, délivrer un officiel allié mais contrecarrer un dispositif de paix entre une planète hostile et la République. En somme, des commandos et des agents infiltrés dans la politique extérieure e l’Empire. Et ce coté à moitié James Bond, à moitié soldat d'élite me plaît assez. Ourdir des complots et faire naître des dissentions politiques entre deux vieux alliées, diviser pour mieux reigner, ça donne une satisfaction bien différente que celle de tailler un homme armuré en pièce.

 

Je jouerais donc probablement un guerrier Sith et un chasseur de prime en rôles principaux… chez les méchants. Mais je jouerais à terme aussi probablement un peu chez les gentils, parce que mine de crayon, ils ont quelques talents qui sentent bon le panache…

Rédigé par Youe

Publié dans #Ludus

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raspy 23/09/2011 20:54


L'agent impérial à l'air plutot sympa, je suppose que ça sera un espèce de "rogue", mais d'un point de vue background il est suffisamment original pour qu'on ait envie de le tester :)


Vuld Edone 19/09/2011 11:22


Simple remarque, on ne pourrait pas faire la même chose avec un simple jeu en ligne (plutôt qu'un monde persistant) ?


Youe 20/09/2011 19:19



Narrativement ils l'ont déjà fait avec des RPG Solo (KotoR 1 et 2). Après les seuls jeux online que je connais avec ce système de classes complémentaires et une vague identification et
personalisation du personnage c'est des hack'n'slash surtout. Et l'expérience d'un monde persistent est particulière, plus immersive, c'est différent d'une simple "partie online".