Sous le guik !

Publié le 11 Mars 2011

Un bon mois sans poster, qui dit mieux en dehors des blogs effectivement enterrés ? Temps difficiles en ce moment, donc moins de périodes sereines pour écrire sur des sujets légers, et le domaine de la vidéo est dominée par un projet qui met tout le reste en pause. Quelque chose de plus long, plus difficile, plus fastidieux qu’une simple vidéo commentée mais tellement plus gratifiant puisqu’il s’agit d’un documentaire. Ou plutôt d’une vidéo à objectif informatif, parce que parler de documentaire ce serait clairement pompeux.


Mais justement, parlons de documentaires ! Si je vous dis « Suck my Geek », vous avez deux possibilités de réaction. Soit vous êtes un amateur de pornographie, auquel cas vous aurez probablement mal compris la phrase et vous m’aurez mit une bugne virtuelle dans la tête – ou suivi la suggestion, j’accepte aussi – soit vous êtes ou vous vous considérez comme un geek et vous aurez alors de bons souvenirs dans la tête et un sourire naissant à l’évocation du titre du meilleur documentaire francophone jamais tourné sur le sujet de notre catégorie sociale si particulière. Excellente vidéo basée sur les interviews de représentants du genre, amateurs ou professionnels, tous plus ou moins célèbres et reconnus comme propagateurs de ce que l’on a du mal à définir comme la « culture geek ». Montée et rythmée avec talent et une charte graphique et sonore indiscutablement sympathique, cette vidéo diffusée sur Canal + s’est évidemment très vite retrouvée sur Internet où elle est à présent facilement visionnée sur n’importe quel site de streaming vidéo. Mais ce qui nous intéresse, ce n’est pas le consensuellement bon « Suck my Geek » mais bien un reportage moins ambitieux mais à priori tout aussi prometteur dans le même esprit. Intitulé « Undergeek » il est cette fois-ci centré sur l’aspect jeu vidéo et interroge des personnalités actives dans le domaine amateur ou professionnel moins connu mais actif sur la toile. Dirigé par l’équipe de Pianitza and Co. et ayant reçu la publicité relative des intervenants de la vidéo et certains autres sites de jeux vidéos, les réactions ont été rapides et vives. Hélas, et comme souvent sur Internet, réaction à chaud signifie aussi réaction excessive, parfois peu réfléchie, parfois carrément infantile ou insultante.

 

planiza


Ceci dit, même à tête froide, difficile d’avoir un avis construit et solide sur cette vidéo d’une heure et demie, et les commentaires enthousiastes ou mitigés se comprennent rapidement. Moi-même j’ai encore du mal à discerner une attitude dominante, et j’ai dû revoir deux fois le documentaire avant de saisir ce qui engendrait cette confusion.

 

Présentation rapide des intervenants. Je ne les connais pas tous, mais la plupart d’entre eux sont familiers et sont déjà des gens que je suis régulièrement. On a d’abord la communauté Dailymotion de testeurs amateurs : Usulmaster dont j’ai déjà fait l’éloge. Le Hedge et sa vaste connaissance de la Super Nintendo et son caractère bien trempé. Le monsieur 1d100 qui a, entre autres tests, fais un petit buzz avec Usul et leur vidéo « qui se fout de la gueule du monde ». Sont aussi présents dans la même catégorie et pourtant c’est mal de mettre les gens dans des catégories : Bibi300, célèbre inconnu pour moi mais dont les cohortes de fan se déplacent par wagons de TGV entiers, et Dieu sait si un TGV c’est grand. RealMyop et CoeurdeVandal qui ont su faire découvrir à l’Hexagone ce qu’était le Tool Assisted Speedrun. Ejayremy qui a répondu à l’interview dans la continuité de sa soirée d’Halloween. A part, le Joueur du Grenier que tout le monde connaît, Angry Nerd français réussissant si bien à faire remonter nos vieux souvenirs d’enfance, ou chez les plus jeunes, à les faire partager avec tant de succès. Youtube est représenté par Sizefac, le testeur amateur papa officiant pas mal sur Press Start Button. Press Start Button lui aussi représenté par l’intermédiaire de Punky Boy dont la tête vous dit forcément quelque chose si vous avez un jour cliqué sur la tâche d’encre en bas à droite, sisi, for-cé-ment je vous dis. Aux cotés d’un autre site généraliste de jeux vidéos j’ai nommé Gameblog. Vous savez, le site « dénoncé » par l’Editotaku, résultant en deux des communautés les plus élitistes et sanguines d’internet se menant une guerre de deux jours aussi violente qu’un feu de forêt de Minecraft – et dont ce qui en ressort est d’ailleurs comparable à un feu de forêt dans Minecraft. Un Gameblog représenté par son co-créateur Julio, Cyril « je roule en Ferrari » Drevet et AHL. Sur leur beau canapé, Davy Mourier et Monsieur Poulpe, que je ne vous ferais pas l’affront de présenter. Et puis un musicien anglophone venu  parler au nom de son groupe reprenant des musiques de jeux vidéo. Voilà pour le beau monde, je vous sers une coupe de champagne ?


Premier problème représenté par le seul titre. « Undergeek » est un titre qui claque, vraiment ça a la classe mais le choix de celui-ci n’est vraiment pas évident lorsqu’on a pris connaissance des intervenants de la vidéo ou des thèmes abordés. Ces derniers sont d’ailleurs sans doute le point le plus tordu à saisir au sein de l’heure et demie de vidéo. Ils existent, ils sont percevables, mais mélangés, mixés, découpés, séparés, sans réel lien logique, sans introduction. Bref sans plan. Passé la présentation des intervenants – qui prends son bon quart d’heure – c’est un peu la déroute et on est baladé entre les thèmes qui se chevauchent sans prévenir. Ca part de l’objectif de chacun des interviewés à la question de la place du jeu vidéo dans le marché, puis hop on se demande ce qu’est un geek, entre-temps on parle un peu de la place du jeu vidéo dans l’Art, et puis d’ailleurs comment évolue notre loisir préféré ? Une trame principale qui donne la problématique sensation d’être cassée en petits morceaux et recollés à l’arrache et dont on a grande peine à suivre sans effort.


Un défaut mis en exergue par le montage plutôt hasardeux voire carrément douteux. On a par l’exemple l’illustration d’une machinima avec le célèbre « Internet is for porn » parodié par World of Warcraft, et on passe de suite derrière à… la naissance de Nerdz, une web-série amateur mettant en scène quatre colocataires dont deux geeks. Je ne parle pas du premier extrait de l’Angry Nerd qui tombe un peu là de façon aléatoire. Zéro lien, zéro connexion. On se dit alors que ces séquences servent en fait d’intermède entre deux thèmes principaux abordés, pour justement appuyer ce changement de sujet. Je préfère l’approche classique d’une transition introductrice, mais le concept de la transition sans rapport pour aérer l’esprit est aussi bien. Jusqu’à ce qu’on s’aperçoive, on qu’on se rappelle, que les thèmes sont regroupés un peu au bonheur la chance et que ces transitions hachent encore plus un suivi déjà pas facile et un rythme inégal. 

 

Undergeek. En plein milieu de l'article. Direct.


Car c’est là le second gros défaut selon moi de cette vidéo. C’est long, ça donne souvent la sensation de se traîner. Parfois de gros silences après une intervention, pas nécessairement justifiés. Intervention annotée  généralement par un exemple… de ce que fais l’intervenant, et non pas de son propos. Des fois ça tombe juste mais c’est rare. De même je trouve les extraits trop longs. C’est un documentaire, un extrait doit à mon sens apporter quelque chose ou illustrer un propos et non pas être une vitrine. Parfois, intervenant et extrait n’ont rien à voir. Ah oui et de temps en temps c’est carrément un propos qui est coupé, Realmyop commence une analogie en partant du Monopoly, mais nous n’avons pas la finalité de la comparaison.


Ces deux défauts majeurs, qui empêchent clairement ce documentaire pourtant de bonne intention d’atteindre le niveau de Suck my Geek, rendent l’écoute très confuse. On passe la moitié du temps à chercher le rapport entre une vidéo et ce qu’elle cherche à illustrer, souvent en vain. On cherche à connecter deux propos collés à la suite, parfois en vain. C’est peut-être moi qui suis particulièrement lent, ou très con, mais c’est tout de même une impression désagréable. Le rythme lent et inégal empêche de passer rapidement à autre chose suite à un éventuel échec de compréhension rapide. Donc on rame plus longtemps. Cette sensation pas chouette déjà bien encrée est renforcée par un souci d’habillage. Les headers sont magnifiques, bien placés et informatifs, même si on note une faute de traduction anglais-français qui fait un peu tâche. En revanche, les interviews sont collées les unes aux autres dans l’état où elles sont été filmées. Le souci venant que les gens ont répondus aux questions par l’intermédiaire de leur matériel, son, micro, webcam, caméra. S’ensuit nécessairement une qualité pas toujours au top, avec un bruit de fond désagréable par exemple. Et, comme dit plus haut, des silences un peu froids. J’aurais volontiers trouvé une musique de fond pour tout ces passages si calmes, histoire d’accompagner les douces mais viriles voix des invités et donner un coté plus chaleureux à l’ensemble d’une part, et couvrir les petits « shhhhh » qu’on trouve dans certains dialogues. Pas forcément gênant, c'est pas un gros défaut, on s’entend bien, mais si ça avait pu être évité, tant qu’à faire, non ?


Autre reproche qu’on pourrait peut-être faire aux auteurs, avoir négligé le jeu vidéo actuel et le jeu vidéo PC. Aussi, mais ça c’est une opinion très personnelle et ça ne concerne pas spécialement Undergeek en particulier, j’aimerais bien qu’on parle un peu plus de l’e-sport dans ce genre de documentaire. La vision du jeu vidéo développée ici, c’est le jeu vidéo console, années 80, cadre familial européen. Même si c’est une bonne base, c’est un peu restrictif. Mais c’est un choix, et faire intervenir deux ou trois personnes sur un ou deux sujets de plus aurait rallongé déraisonnablement la durée du projet.


Alors « Undergeek », tout à jeter ? Absolument pas ! Malgré les défauts  rebutants cités ci-dessus, qui plombent quand même bien la chose, certains propos sont intéressants. Il y a coexistence d’avis divergeant sur plusieurs sujets, comme par exemple les DLC. Si beaucoup d’extraits sont mal choisis ou mal insérés, d’autres en revanche révèlent d’une bonne connaissance et de bon goût, je pense notamment aux choix des jeux indépendants avec Braid, World of Goo et Limbo, dont on se lassera pas des graphiques, idées et musiques. De même il apparaît une scène amateur – et je parle des amateurs – qui s’autocritique, propose des opinions et des analyses sans jamais prétendre à autre chose. Preuve en est que tous annoncent un objectif de divertissement avant tout, et le sieur 1d100 d’expliciter ce passage parfois si mal compris à propos de l’égo des vidéo testeurs et ce phénomène de mode qui consiste à suivre un testeur plus qu’un test.


De même, là où l’évocation des souvenirs de chacun aurait pu faire craindre un syndrome « c’était mieux avant » très connu de la communauté vidéo ludique avec cet éternel débat stérile, pour peu qu’on écoute de façon attentive le documentaire… c'est-à-dire sans le mettre en fond sonore entre deux parties de Persona 3… on s’aperçoit qu’en dehors de Sizefac qui affiche une opinion très tranchée et assumée, tous optimistes. On sent une déception relative de la génération actuelle de consoles, mais masquée par l’espoir des nouvelles technologies et de l’évolution des joueurs et des jeux que tous qualifient de positive. Il en ressort une note pleine d’espoir, très optimiste finalement, et c’est encore Usul qui exprime le mieux cette idée : « le public évolue bien, les technologies actuelles peuvent donner lieu à des jeux médiocres mais seront sans doute la base pour des jeux de fous plus tard, et la communauté amateur est très active, très jeune, et sert de deuxième pilier au coté mainstream et industriel, ce qui permet deux points de tension à une créativité vivace en amont. ».


Des échanges intéressants, mais hélas mal compris faute au montage et au mauvais choix des interviews à diffuser. Plusieurs intervenants regrettent ainsi dans les commentaires de la vidéo ou sur divers fora ces coupures qui ne permettent pas de vraiment saisir leurs propos.


De là, les réactions sont souvent unidirectionnelles, très rarement nuancées. C’est tout ou rien. Le camp des fans de l’un ou l’autre testeur, ou des gamers  qui sont satisfaits de voir un documentaire de plus sur eux et leur passion, et qui mettront systématiquement une note maximale en criant au génie et en fermant les yeux sur les défauts de la vidéo voire en traitant d’hérétique les émetteurs de critique – vive Satan. Typiquement, ils voient le Joueur du Grenier ou Bibi300, c’est bon, ça leur suffit. Moi, y'a l'Usulmaster, donc c'est cool. A l’opposé, ceux qui ont repéré et, souvent, mal interprété un texte qu’ils ont entendu du coin de l’oreille entre deux clics pour rusher zergling et qui, focalisés sur un intervenant ou une phrase en particulier qu'ils n'aiment pas, étendront cette antipathie à l’ensemble du documentaire et iront jusqu’aux insultes, démontrant une maturité si représentative du milieu mais me donnant tellement envie de partager avec eux un documentaire télé sur les guerres mondiales pour insulter les anciens combattants interviewés et les historiens, ce sera tellement marrant !


« Undergeek » n’est donc, pour moi, pas un bon documentaire. Les thèmes sont trop spécifiques pour le grand public qui n’arrivera de toute façon pas à suivre un fil directeur trop fin pour être noté, échouant sur l'objectif  « d'information de masse » qu’il se fixe. Si je veux présenter ma passion pour le jeu à quelqu’un, je doute que cette vidéo le convaincra. A contrario, les thèmes sont trop vagues et éludés pour les gamers et ils seront eux déroutés par des avis incomplets et un manque d'approfondissement. Par contre, ça reste une sorte de micro-interviews croisées intéressantes, avec des intervenants de qualité, qui permet de relancer certains débats, d’apporter des idées, d’évoquer des aspects du jeu et de son évolution, de poser les choses et si on le souhaite on peut même y réfléchir un peu. C’est déjà pas mal ! A recommander aux gamers, à voir en plusieurs fois en écoutant bien. Pour convaincre vos parents du bien fondé de votre passion, privilégiez plutôt « Suck my Geek », tellement plus facile d’accès !

 

... ou alors c'est moi qui suis con et qui n'ai pas compris le doc. M'enfin c'est censé être accessible aux néophytes.

Rédigé par Youe

Publié dans #Varietas

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Pianitza 28/03/2011 13:09


Salut à tous.

Après quelques visites assidues sur le net où j'ai pu espionner vos retours critiques sur Undergeek, j'ai finalement décidé de m'expliquer sur quelques points négatifs (car l'homme ne retient que
le mauvais) en m'appuyant sur l'article impitoyable et sanguinolent de Youe que je trouve finalement assez gratuit mais plutôt crédible. Je parlerai aussi en le nom de Friwette, le deuxième
réalisateur.

Premièrement, nous connaissions Suck my geek avant la réalisation du documentaire. J'aimerais être très clair en vous disant qu'à aucun moment nous avons cherchés à réaliser un deuxième Suck my
geek. Pour nous il n'est pas concevable de comparer deux documentaires, même s'ils traitent du même sujet de prêt ou de loin.. de plus, il y a un ravin financier entre leur reportage et le
notre.

Nous sommes amateurs et faisons ça gratuitement.
La qualité sonore/vidéo n'est peut-être pas toujours au rendez-vous mais les testeurs, ou chroniqueurs appelez ça comme vous voulez, ont préparés leurs vidéos avec les moyens du bord. Nous n'avons
pas de matos, juste un caméscope et un logiciel de montage tout ce qu'il y a de plus basique (Bon maintenant on est sur Sony Vegas Pro).
Deuxièmement, pour ce qui est de la trame, seule critique audacieuse des loups du net, à aucun moment nous avons cherchés à en faire une. Bien souvent plus attirés par le côté expérimental et
déstabilisant des choses, la Pianitza and co. se refuse à obéir à des règles dîtes "de base" qui définirait les structures d'un documentaire "bon" ou "mauvais". Ça plaît ou ca ne plaît pas... après
c'est votre affaire. Nous nous proclamons libres, loin de chaînes acides de la "ligne éditoriale". Et autant en profiter.

Troisièmement, et je vais faire court, je tiens à préciser, et il ne s'agit là que de mon seul point de vue, que Suck My Geek est un documentaire "télévisual-like", c'est à dire enraciné dans la
préoccupation redondante du "faut pas que le spectateur zappe", que le montage est sur-joué, parfois même fatiguant, et qu'il n'est pas un si bon précurseur que ça. Rien ne prouve la crédibilité
des personnages, et même s'il en étaient vraiment, je les trouvent bien trop caricaturaux. Bref, il y a comme une odeur d'audience...A bon entendeur, ce message n'est que ma propre vérité :) Et
vous savez comme moi qu'il existe de nombreuses vérités sur terre...

Vous retrouverez ce commentaire également sur Daily.
Pour toutes questions c'est par MP, je ne répondrai pas aux comms qui suivront.
CU.


sizefac 18/03/2011 14:53


Et ben, que de réactions ! Le problème est que les discussions s'étalent maintenant sur plusieurs endroits et il se peut que je me répète un peu. Ca vient certainement de là l'effet "excuses à
outrance". Je n'ai simplement pas mis mon nez dans le débat directement sur la vidéo car ça aurait de la provocation. Rentrer dans le tas, ça m'amuse quand c'est pour plaisanter (j'adore charrier
Sonic et Sega mais j'adore -tout court- aussi Sonic et Sega) mais si c'est pour avoir le sentiment de jouer au tennis face à un mur, je n'en voit pas l'intérêt.

La mise au point me semblait néanmoins nécessaire envers ce que j'ai dit pour la PS3. J'ai récemment profité d'une promotion dans mon supermarché pour faire le plein de jeux Platinum. Je ne sais
pas si j'aurai suffisamment de temps dans cette vie pour tous me les faire mais j'ai -vraiment- envie de donner sa chance à cette console. Il y a du Batman, de la course de quads, des beat-them-all
dont j’avais entendu le nom sans trop savoir de quoi il s’agit… Bref, il y a de quoi faire !

Ce n’est pas tant une histoire de justification, c’est essentiellement pour dire qu’il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis. Ceci étant dit, Megaman 2, ça c’est du jeu !

Pour donner raison à polimeris, mon nombre d’abonnés a récemment augmenté. D’habitude, c’est régulier mais là il y a eu un pic intéressant. Ce qui m’amène vers la conclusion que, malgré le premier
retour un peu dur à encaisser, il y a eu le deuxième effet kiss-cool qui m’incite à penser que, finalement, ça valait le coup de dire ce que je pensais vraiment dans cette vidéo. L’eau a fini par
couler !


Third 17/03/2011 21:11


Rassure-toi Sizefac, j'ai jamais voulu être tendance. J'aime être "vieux". Ceux qui considère qu'un jeu beau ou y'a du sang, des décapitations et des gros flingues est un bon jeu est forcément un
idiot, même si ces éléments peuvent parfois apporter. J'ai bien aimé des jeux comme Uncharted ou God of war malgré leur aspect "pop corn" mais ils ne restent que des jeux hérités d'autres jeux, ils
étaient néanmoins intelligent menés.

Néanmoins mon jeu et ma série préférée reste Megaman et moi-même lorsque j'ai dit à des amis un peu plus jeunes que moi, c'était mon jeu préféré, on m'a regardé avec des yeux ronds !

C'est juste de l'inculture vidéoludique. C'est pas grave en soi mais ça apporte son lot de problèmes dont la production actuelle en est un reflet partiel, moins de jeu, plus de cinématique, plus de
DLC et de bidules inutiles (parce qu'en plus c'est rentable).

Pour faire original, tes petites sont justes cro-mignonnes. Tu pensais que la vidéo que tu avais enregistré de toi-même n'était pas bonne et tu as donc décidé d'y rajouter un facteur plus humain
pour éviter que cela soit ennuyeux ou présomptueux.

Je pense que c'est cette dimension là qui fait que des glandeurs du net comme moi, aient matté tes vidéos et prennent plaisir à en regarder quand il y en a. Tu as voulu faire les choses bien sans
tricher et en disant ce que tu penses comme tu le fais déjà dans tes précédentes vidéos.

Quant aux critiques... Des gamins de 14 ans considèrent que tu n'es qu'un vieux gamer rétrograde?

Après tout peu importe on a plus de fun en une heure de Super Mario World qu'en 50 heures de Final Fantasy 13. C'est testé et approuvé. J'ai pris un titre Nintendo rien que pour toi. Laissons leur
FFXII, perso j'en veux pas.

Il ne faudrait pas le dire parce que ça pourrait blesser le babouin qui arrive à battre le boss de FFXIII en appuyant sans cesse sur le même bouton? C'est une minorité et une minorité à qui de
toute façon on a pas envie de plaire donc peu importe.

J'assume mon statut de "vieux" personnellement et rassure toi on est pas les seuls. Perso, j'aime les chroniqueurs avec un bon esprit critique, intelligent et bien mené (même si je suis pas
toujours d'accord) qui ne force pas son humour et dont on sent la passion et le plaisir qu'il a à nous en parler.

Tu as tout ça, alors fais-toi plaisir. Et je fais même pas ces compliments parce que tu as lu mon article! D'ailleurs je trouve scandaleux que Kirby ait eu un sceau de qualité alors que Megaman 2
n'en a pas !!! ** Mega Buster [on]**

Et ils ont raison tu n'as à te justifier !


polimeris 17/03/2011 17:40


sf, tu donnes une image de toi même dans tes vidéos qui est infiniment plus typé que les autres commentateurs. Un retro gamer pur et dur qui s'éclate sur des jeux à concept et qui devient tout
craquant quand ses petites chéries s'invitent à l'écran. Forcément, avec une carte de visite pareil, tu vas t'attirer des réactions ! Mais ça fait partie des choses qui font que tu es vraiment
intéressant.
Et puis après... L'Internet est rempli de gens qui ont envie de causer juste parce qu'ils le peuvent. Alors ouais, le coup de la ps3 fait peut-être paratonnerre sur des gens qui ont pas grand chose
à dire. Parce qu'honnêtement, je n'ai pas compris que tu "attaquais" la PS3. En tout cas, ce n'est pas ce qui m'a le plus marqué dans cette vidéo.

Bref, à mon sens tu as plus que gagné ta place dans le paysage actuel (ou au moins dans mes abos youtube) et tu n'as pas à te justifier autant. Un peu ça fait pas de mal, mais il faut laisser
couler l'eau sous les ponts aussi !


siefac 17/03/2011 14:18


Bonjour à tous !

En fait, le besoin de partager cet élément tenu secret jusqu’à présent a surtout été poussé par l’envie de prolonger le débat dans le bons sens. Je rejoins un peu Third sur l’idée que même si nous
n’avons pas la même manette, nous avons la même passion. Il y a de ça une quinzaine d’années, je me foutais sur la gueule avec mes copains de classe pour savoir qui de Sega ou de Nintendo était le
plus mieux. Aujourd’hui, c’est le même combat sauf que le sujet a complètement changé. Qui a raison ? Le gamin de 14 ans qui se bouffe des jeux qui lui sont interdits ou le vieux con qui se pignole
devant Solstice, un jeu tellement pourave qu’il a même pas de cinématique. Allez savoir ! On notera le caractère pas du tout extrémiste de mon argumentation. Et au passage, j’avais bien évidemment
compris l’ironie du faux passage trollesque mais j’avais peur une fois de plus que mes dires soient déformés par la suite par un petit gars passant par hasard par ici.

Pour le fameux reportage, maintenant vous comprenez effectivement pourquoi il n’était pas évident de meubler. J’avais fais un premier tirage sans mes filles et je me trouvais insupportable dedans.
Les questions étant ouvertes, le risque de partir se perdre n’importe où était forcément très élevé. C’est pourquoi j’ai refais la vidéo en apportant la petite touche de fraîcheur pour nuancer le
débat. En gros :
Sf = papa sf = Plus le temps !
Je le conçois, c’est un peu de la facilité puisque je continue de faire des vidéos alors que personne ne m’a forcé à le faire (surtout pas ma compagne). Tout ça pour dire que les réponses à ces
questions étaient forcément subjectives puisque c’est mon avis qu’on demandait. Mais ça, du moins ici, vous l’aviez bien compris. Et ça, ça fait plaisir !

Note à Third> J’ai lu en diagonales ton article. Je prendrais la peine de le lire en entier parce que ce que j’y ai lu m’a plu tant au niveau de l’écriture que des idées partagées. Dommage qu’il
soit devenu si difficile de se faire entendre sur le net. Je pense qu’en plaçant quelques « lol » et deux ou trois smileys par ligne, tu rentreras plus dans les critères « tendance ».

Oh, et pour ce que ça vaut, je n’ai pas regardé la vidéo en entier. J’ai seulement zappé sur mes passages (narcissique, le sf) pour essayer de comprendre après coup ce qui me valait tant
d’animosité. Bon, ok, j’ai compris, on ne touche pas à la PS3 (ce qu’ironiquement je fais déjà très bien dans la vraie vie) (ahahaha) (1 – 0 balle au centre ?) (non ?)

sf